Collectivité territoriale / Education

Transports scolaires: «Comme une année normale»

S.Z. 04.09.2020
Les bus scolaires reprennent du service - FG

Malgré le Covid-19, la Collectivité territoriale de Guyane assure que le transport des élèves vers leurs établissements fonctionne sans perturbations.

« Evidemment », il y « les masques et le gel en plus », mais à ce détail près, les élèves sont emmenés normalement vers leurs écoles sur le territoire guyanais, affirme Laurent Labarthe, directeur général adjoint au transport à la collectivité territoriale. Le système « fonctionne à plein régime » d'après lui, grâce à l'évolution de la situation sanitaire. Si, début août, la CTG craignait de devoir charger à moitié les véhicules, « la non obligation de respecter distanciation physique, aussi bien dans classes et bus » actuellement en vigueur l'a soulagé d'un poids.
Des adaptations nécessaires

Les autorités ont tout de même du s'ajuster pour assurer un transport, notamment pour ceux qui viennent en avion, depuis des communes de l'intérieur. La CTG prend notamment en charge l'ouverture de la plateforme aéroportuaire d'Air Guyane en matinée, pour soulager financièrement l'entreprise et lui permettre d'assurer les vols. Par voie terrestre, les quatre lignes de bus directement gérées par la collectivité (à Mana, Awala, Iracoubo et Saint-Laurent du Maroni) ont été équipées d'une machine de nettoyage des bus. Surtout, la CTG a mis en ligne une plateforme d'inscription sur Internet, afin « de réduire les contacts physiques » lors de la demande de la carte de transport.
153 lignes pour 13400 scolaires

En tout, ce sont 13400 élèves que la CTG achemine chaque jour sur le territoire, dont la grande majorité par voie terrestre et 3000 par voie fluviale - locomotion beaucoup utilisée en primaire. L'institution s'appuie pour ça sur 114 lignes terrestres et 39 fluviales, quasi toutes gérées par des transporteurs privés (eux mêmes soutenus cette année par la CTG, qui prend exceptionnellement en charge leurs charges fixes). Une multiplicité des partenariats qui rend complexe la surveillance des lignes, reconnaît Laurent Labarthe. « Les transporteurs ont reçu des recommandations, le matériel sanitaire a été livré, on va voir comment c'est appliqué », juge-t-il prudemment. Une « petite équipe de contrôleurs » est chargée de surveiller le bon déroulement des opérations. Et s'il ne peut pas « garantir que tout va bien se passer », le directeur général adjoint aux transports assure être prêt à « réagir dans les jours à venir s'il y a des retours » sur d'éventuels problèmes.