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Le billet de Minos : L’Ebène et l’orphelin

Minos / Photos : Henri Griffit Vendredi 10 Septembre 2021 - 17h56
Le billet de Minos : L’Ebène et l’orphelin

Découvrez le billet d'humeur de Minos, un habitué de longue date des colonnes de France-Guyane !

 Il n’y a plus beaucoup de gangan assis devant leur porte. Évolution urbaine et toutes ses conséquences sécuritaires. Ces gangan nous diraient « i pa gen sèzon ankô » tant il est vrai que la saison sèche 2021 est lointaine des précédentes avec une forte pluviométrie.

Mais il est un arbre de notre canopée qui respecte son rythme saisonnier, même s’il est orphelin d’une activité sportive qui l’accompagnait. L’Ebène et le Tour de Guyane qui aimaient conjointement se revêtir de jaune.

Pour l’Ebène il a continué, pandémie ou pas. Sur le bas de nos routes, à flancs de collines, ou encore dans une marée verte où sa robe éclatante surgit comme une pépite d’or.

Ephémère, car vite emportée par les alizés qui en font un tapis de fleurs, que nos gangan nous inviteraient à ramasser pour en faire un sirop contre la toux.

Orphelin disons-nous du Tour de Guyane, qui pour sa seconde saison laissera les dérailleurs silencieux. Mais le Tour de Guyane n’est pas le seul orphelin de l’Ebène. Il y a aussi les routes, qui en cette même saison se refaisaient une beauté. Que nenni, à voir les ronds-points du Progt, de l’échangeur de Balata, qui d’habitude invitaient au pique-nique, question que la carte postale soit belle pour les invités du Tour.

Les « manzè marie et autre yanman » fleurissent comme l’Ebène, et le résidant n’a qu’à se satisfaire de l’absence du Tour du Guyane.

La faute à Jean-Yves Thiver le président du comité cyclisme ? On voudrait lui faire porter le chapeau ? Obligé de se conformer à la situation sanitaire et on lui préfère une tunique de fleurs d’Ebène à siroter.

Et oui, où sont passés ces abords de route nettoyés pour la grande boucle ? « Zot di mo bel zot di mo jolio, sa ki kontan mo, mé pran soin di mo ».

Si le télé travail bat son plein, le télé-fauchage n’est pas encore d’actualité, et de grâce dans la frénésie des déforestages, que l’on prenne soin à ne pas abattre l’Ébène, car si s’il est orphelin du Tour de Guyane et de l’entretien routier, que l’on ne nous rende pas orphelins de sa belle voute jaune.

Les gangan rajouteraient « tan fè tan tan léssé tan ».

Et pour parler du temps, le dernier Guyanais vainqueur de la tunique jaune de l’Ebène est Patrice Ringuet en 2014. L’Ebène n’a jamais arrêté de fleurir depuis, Même sur les rebords de route.

MINOS


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Vos commentaires

Chocovanille 11.09.2021

tellement vrai !!

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