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Suriname : affaire des meurtres de 1982, suite au 30 Août

Eric GERNEZ, à Paramaribo Vendredi 30 Juillet 2021 - 14h14

Des doutes subsistaient encore ce vendredi matin, sur la présence, ou non, de l’ancien président à l’audience de la Cour martiale. Il fallait être sur place pour recueillir l’actualité de cet important moment d’un dossier à dimension historique.

  • Desire Bouterse à la sortie de la cour martiale de Paramaribo ce vendredi matin © EG

  • Les partisans de Bouterse l'ont accueilli aux crise de "Welcome papa !" © EG

  • Ingrid Bouterse, l'épouse de l'ancien président. © EG

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 Il est là, ses partisans l’acclament. Dix minutes avant l’heure de la convocation, un cortège de voitures noires arrive sur la rue qui jouxte Wulfinghstraat, où siège la Cour Martiale. L’audience commence à neuf heures. Le cortège se gare à l’extérieur du périmètre sécurisé devant lequel ses partisans attendent. Une foule de deux cents personnes, avec maillots, casquettes et parapluies aux couleurs blanches et violettes du NDP attendent.

Au moment où Deysi Bouterse sort de son véhicule, la foule de ses partisans l’acclame. Il salue posément, l’air serein et se dirige vers le bâtiment de la Cour. Impression étrange de voir ce personnage. Controversé, adulé ou haï, il est un monument vivant de l’histoire du pays. Apparaissant fatigué, sous la lumière crue et blanche de cette matinée, le ‘’Baass’’ marche un peu vouté, la scène à une dimension dramatisée.
L’attente
L’audience a commencé. Court, long, va-t-il parler ? Les pronostics vont bon train dans la foule.

9h30 ; 10h00 ; 10h30… Toujours rien, c’est long, le soleil commence à mordre. Les partisans NDP forment une foule bonne enfant, des rires s’entendent, des blagues sont de sortie. Les policiers cherchent l’ombre et leur intendance leur distribue de l’eau. Ils sont environ 80, disséminés en différents endroits. Un bus de militaire est garé derrière la Cour.
« We want Bota ! »
11h08, brusque changement d’ambiance, Bota (le diminutif de Bouterse) arrive.

La foule se presse vers le petit pont qui sépare les deux rues. La police fait calmement barrage.

‘’Welcome Papa’’, seront les premiers cris qui émergent spontanément de la foule qui aime son leader.

Le groupe de personnes se rapproche, Bouterse, son avocat, ses assistants, tous vêtus de chemises blanches. Les partisans entament des danses et des chants patriotiques, encadrant Ingrid, l’épouse de Désiré Bouterse. Quand il se rapproche pour fendre la foule et aller vers son véhicule, les partisans scandent « We want Bota » (Nous voulons Bouterse).
Rendez-vous le 30 Août
Au cours de l’audience, lecture a été faite des vingt pages d’accusations et la prochaine audience est fixée au 30 août. Aucun mot n’est à ce moment prononcé au sujet de la déclaration de Deysi Bouterse au sujet de l’implication des Pays-Bas dans le coup d’État qui l’avait propulsé au pouvoir.

Une déclaration ultérieure paraîtra t’elle dans la presse ou, en militaire et fin stratège, garde t’il des munitions en réserve ?

À suivre prochainement sur France-Guyane !

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