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Lò la fèt kayenn té ka bay

Marlène CLÉOMA Mercredi 27 Octobre 2021 - 15h34
Lò la fèt kayenn té ka bay
Notre édition du 20 octobre 1997

Depuis bien longtemps maintenant, France-Guyane est le témoin de la vie des Guyanais au quotidien ou lors de grands évènements. La fête de Cayenne n’a pas échappé à nos plumes et à nos caméras. Soirée du rire aux jeux d’antan en passant par le spectacle du gymkata, plongée dans nos archives.

 Démonstration canine, concours de développé couché, baptême équestre… tant d’évènements, de traditions rythment la vie des Cayennais depuis de nombreuses générations. Pendant quatre jours, la place des palmistes se transforme en pôle d’attraction pour des centaines de personnes venues de de tout le département. En amont, ce sont des dizaines de groupes et d’associations qui se mobilisent pour proposer leur savoir faire à grand nombre de spectateurs. Concours costumés, démonstrations d’artisans, danses folkloriques et musique offrent la promesse d’une parenthèse enchantée pour toute la famille. La place des palmistes est décorée et la nuit venue les promeneurs déambulent dans les illuminations qui scintillent et donnent de la joie par l’éclat chatoyant de leurs lumières.

Nous sommes en 1997. Lors de cette fête populaire, certaines activités avaient la côte. C’était notamment le cas du tir au ballon-canard qui se déroulait soit au Vieux Port ou aux Amandiers. Les tireurs devaient toucher des ballons de baudruches placés au large à une certaine distance, le tireur qui faisait mouche le plus grand nombre de fois avec un minimum de balles remportait un canard. Ou encore le spectacle du gymkata qui se produisait sur un circuit tracé, les conducteurs de motos ou de voitures testaient leur dextérité et leurs réflexes. C’est ainsi que soir après soir la sauce montait crescendo en attendant le 15 octobre.
Tout le monde attendait le 15 octobre

Pour sceller cette fête annuelle mémorable, la date du 15 octobre était marquée d’une pierre blanche.

À cette occasion, jeunes hommes, et jeunes filles se mettaient sur leur 31, il fallait absolument une nouvelle tenue pour marquer la fin des festivités. Au programme, des défilés traditionnels, l’élection de la miss de la ville capitale, show mob, un concert avec de nombreux artistes locaux. Vous vous êtes peut-être déjà demandé mais pourquoi le 15 octobre ? Cette date est une référence pour la ville, car c’est elle qui institue les municipalités en Guyane dans le cadre du suffrage universel, soit le 15 octobre 1879. Depuis, elle est restée gravée pour valoriser Cayenne.
D’antan à aujourd’hui

Parmi les activités qui font le bonheur de cette fête populaire, bon nombre ont disparu, d’autres ont été modifiées, et certaines existent toujours. Depuis 2020 et l’arrivée du Covid dans nos vies, ces festivités ont été annulées. Mais cette année, la municipalité a fait le pari de maintenir le mois de la ville sur le thème « Cayenne, cœur d’histoires et de savoirs ». Plusieurs manifestations ont été mises en place comme les défilés de la fashion-week, la semaine du goût, les ateliers des savoir-faire traditionnels… et un feu d’artifice… le 15 octobre, qui malheureusement a été annulé, couvre-feu oblige. Nous croisons les doigts pour des jours meilleurs et rendez-vous en 2022.
 
 
Fête de Cayenne: Et vous, qu’est-ce qui a vous a marqué ?

• Amina et Néléna, Cayenne : « Le choix des manèges »
C’était une vraie fête avec le choix des manèges pour enfants et même les adultes. Il y avait les baraques en bois ou nous nous retrouvions en famille. L’élection de Miss Cayenne qui était aussi un évènement. Des groupes de danse évoluaient à tour de rôle sur des rythmes divers et variés. La tradition était ainsi bien représentée.Vers la fin des années 1990, il y a eu les « tirages », les coureurs se donnaient rendez-vous à la place des palmistes et on suivait jusqu’à Dégrad-des Cannes. C’était un moment chaleureux à passer en famille, amis et amoureux.

Amina et Néléna -

• Ricardo, Williams et Manuel : « Il fallait être élégant »
C’était ce que l’on appelle un bal populaire ! Lorsque octobre arrivait c’était l’éxultation, on attendait ce moment. Nous avions ces fameuses baraques en bois qui donnait ce côté charmant à l’évènement, les décorations qui illuminaient Cayenne. Pour venir à la fête de Cayenne, les gens s’habillaient en veste notamment le 15 octobre car c’était la grande soirée qui venait clôturer les festivités, il fallait être élégant. Ce soir-là, il y avait le concours d’élégance qui était attendu. Que dire du tirage, c’était un rodéo sauvage, un moment spécial pour tous. Certains se donnaient même rendez-vous l’année d’après pour prendre leur revanche s’ils avaient perdu. Nous avions également un beau plateau artistique, c’était des orchestres, comme le groupe mythique les Blues Birds qui venaient jouer. Aujourd’hui, il manque cette étincelle qui fait la beauté de cette soirée, il faut que la fête de Cayenne ne soit pas une routine comme c’est le cas actuellement, il faut remettre les animations qui animaient la ville et retrouver l’esprit de fête. Les chapiteaux ne remplace pas les baraques qu’il y avait.

Ricardo, Williams et Manuel -

• Jacqueline, Cayenne : « Un choix infini de nourriture »
On sentait la population éprise par une euphorie bon enfant et exubérante lorsque la fête de Cayenne approchait. La vente dans les chapiteaux c’était quelque chose aussi ! Nous avions un choix infini au niveau de la nourriture même s’il fallait faire la queue mais il y avait de la place, nous n’étions pas l’un sur l’autre. Il y a des animations que l’on ne retrouve plus aujourd’hui comme le manège de l’avion, le tir au ballon...
 
Jacqueline -
 


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