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MÉMOIRE

Saint-Laurent ouvre le mois de la mémoire de l'esclavage

Samuel ZRALOS Mercredi 11 Mai 2022 - 09h36
Saint-Laurent ouvre le mois de la mémoire de l'esclavage

Du 10 mai au 10 juin, la capitale de l'ouest commémore l'histoire de l'esclavage, en Guyane et dans l'ensemble des Drom, pour la 16e année consécutive.

 Une exposition photo, une déambulation et de multiples concerts et danses. Pour la 16 édition du mois de la commémoration de l'esclavage, la mairie de Saint-Laurent a voulu marquer le coup. La commune, devant un public réduit mais visiblement appréciateur, célèbre l'histoire au travers du présent.

Les spectacles d'associations, de musiciens, de photographes locaux et contemporains s'enchaînent ce soir, visiblement pour toucher aussi la jeunesse guyanaise. « Cette journée nous invite à ne jamais oublier, notre jeunesse, nombreuse à Saint-Laurent, doit connaître son histoire » résume Sophie Charles au cours de son allocution.

Dans l'assistance, la moyenne d'âge est pourtant plutôt élevée, mais gageons que les jeunes de la ville auront l'occasion d'admirer au cours du mois les photographies exposées le long de l'ancien hôpital.
« On ne peut pas nous diviser, c'est ça qui fait la richesse de la Guyane »

Dayffe, l'un des deux photographes à l'honneur, se montre en tout cas ému d'avoir sa toute première exposition dans sa ville de naissance. A 29 ans, cet « enfant de Saint-Laurent » met en valeur l'identité guyanaise dans son art, où il place systématiquement « une petite touche créole, bushinengue et amérindienne, que ce soit une personne, des éléments, des objets, ou des lieux ».

SZ

« Partout où on va ici en Guyane, on dit "lui il est" [de telle ou telle ethnie]. Pourtant, quand je sors du département, on me dit que je suis Guyanais. Je suis aussi bushninengue de culture, mais avant tout Guyanais : on ne peut pas nous diviser, c'est ça qui fait la richesse de la Guyane » explique Dephano Abissoina - son vrai nom - pour expliquer sa démarche.

Une volonté de partage, d'ouverture, à laquelle Sophie Charles oppose, dans son discours d'ouverture, « la haine et mépris qui ont rendu possible l'esclavage ». Des forces qui « sont toujours là, sous d'autres formes, d'autres visages et doivent être combattues en toute occasion ».

Notamment, on l'aura compris, par les mélanges, par un « métissage qui a du sens », comme l'évoque en danse Sandra Sainte-Rose, venue en résidence depuis Paris pour mêler son art à celui des percussionnistes bushinengue.

SZ


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5 commentaires

Vos commentaires

Ergo sum 12.05.2022

Vous n'en avez pas marre?

Rappellons que l'esclavage ne fait pas partie de l'histoire de St. Laurent, sinon par l'esclavage de forçats, mais ne vous gênez pas...

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jayjay5 11.05.2022
bien

ne jamais oubliez...

Répondre Signaler au modérateur
gilles SLM 13.05.2022

Ouiii, ne jamais oublier l'orthographe...

Répondre Signaler au modérateur
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1 commentaire
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