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Guyane / Société

Les cimetières en pleine préparation de la Toussaint

Samuel ZRALOS Jeudi 29 Octobre 2020 - 20h15
Les cimetières en pleine préparation de la Toussaint
Les préparatifs de la Toussaint avancent d'un bon pas à Saint-Laurent du Maroni. - Samuel Zralos

A quelques jours de la Toussaint, les proches des disparus préparent les tombes pour la célébration. Comme à Saint-Laurent du Maroni, où travailleurs journaliers et familles s'activent depuis le début de la semaine.

 Toute la matinée, Speda Fortune, 19 ans, et son petit frère ont briqué le caveau de leur « tatie », enterrée au cimetière de Saint-Laurent. Il ne leur reste plus qu'à rajouter des fleurs, ce qu'ils feront dimanche, pour la Toussaint.

Comme eux, ils sont nombreux à manier le pinceau, la truelle ou l'éponge autour des tombes de la ville.Marc Dijon est ainsi venu avec son grand père et un ami « repeindre, nettoyer les tombes et les décorations » qui abritent sa mère et son petit frère. En deux heures, ils ont « nettoyé, lavé, brosser et fait le tour d'autres » tombes de proches, afin que tout soit prêt pour allumer les bougies dimanche.
De nombreux «jobbers»

Pour aider ces familles, beaucoup de travailleurs journaliers sont aussi rassemblés à l'entrée du cimetière, armés de leur matériel. Dans les allées, ceux qui ont trouvé un accord s'acquittent de leur tâche.

Eponge en main, penché sur une dalle, Matthieu, 25 ans, en est à sa sixième tombe de la matinée. « Le prix dépend de la taille de la tombe, c'est entre 20 et 25 euros », pour 20 minutes de travail explique le jeune homme tout sourires. Il a prévu de revenir tous les jours jusqu'à ce vendredi, même s'il a pour le moment « pas beaucoup de boulot par rapport à l'année dernière ».

Une impression que partage Wilson Exalus, qui s'apprête lorsque nous le rencontrons à « faire la peinture sur deux tombes ». Il attend juste le retour de son collègue, parti acheter la peinture en question. Par personne, ils toucheront moins de dix euros, mais « c'est vite fait », estime le peintre de 26 ans. Surtout, ça lui fait une meilleure journée que la veille, où il n'a « pas eu de travail ».

De toute façon, il reviendra le lendemain, comme la plupart de ses confrères. Pas vraiment le choix, comme résume Enockson, qui fait du nettoyage, aujourd'hui pour des familles haïtiennes : « On a besoin de ça pour vivre, pour manger ».
Coup de neuf pour le monument aux morts

Dans les allées, une troisième équipe de travailleurs, eux engagés par la mairie, redonne un coup de neuf au cimetière lui même. Le monument aux morts reçoit une couche de peinture blanche, les tombes militaires sont toutes propres. « Beaucoup de travail, de fatigue », constate Gaston Dulciste, fossoyeur et responsable du cimetière, qui observe le manège d'un air bonhomme.

Et pour éviter tout débordement, alors que « beaucoup de monde vient, rentre et sort », la municipalité a placé deux vigiles au cimetière, un à l'entrée et l'autre à l'extérieur, explique- le fossoyeur d'une voix douce. Ce qui n'arrête toutefois pas les termites, qui ont commencé à toucher le bois de la croix centrale du lieu.
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