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Covid : chronologie d'une crise guyanaise

La rédaction France-Guyane Jeudi 16 Septembre 2021 - 13h18
Covid : chronologie d'une crise guyanaise
Sur le parvis de l'ARS, avenue des flamboyants, les soignants contre l'obligation vaccinale ont jeté leurs blouses et ont pris le micro pour exprimer leurs inquiétudes et leur colère. - S.R.

La Guyane est secouée par des tensions sociales liées à la gestion de la crise sanitaire par les autorités locales et nationales. Entre grève générale illimitée, manifestations, retour sur 2 mois de crise sociale.

• 23 juillet
L’Assemblée nationale adopte, ce vendredi 23 juillet, le nouveau projet de loi qui concrétise l’extension du Pass sanitaire et l’obligation vaccinale pour les soignants. A Cayenne, plusieurs d’entre eux ont symboliquement déposé leurs blouses devant l’entrée de l’ARS.
• 18 août
Simples citoyens et représentants associatifs se mobilisent contre l'obligation vaccinale lors d'une conférence de presse dans les locaux de la CCIG. L'occasion de faire une mise au point collégiale sur la suite du tempo à donner à leur mouvement.

Des signataires de la caravane pour la Liberté dans les locaux de la CCIG - XPLP -

• Depuis Mi-août
La'' caravane de la liberté" sillonne la Guyane : Saint-Laurent, Saint-Georges… dans le cadre des mobilisations contre le Pass sanitaire et l’obligation vaccinale.



• 20 août
Fin de semaine agitée à Cayenne où dès l'aube, une soixantaine de manifestants mobilisés contre les dernières restrictions sanitaires annoncées la veille se retrouvent face aux forces de l'ordre. De nombreux tirs de gaz lacrymogène ont lieu dans les premières heures de la matinée et deux personnes sont interpellées.

20 août : Manifestation contre les nouvelles mesures de freinage de l'épidémie, deux personnes en garde à vue -

• 25 août
Le syndicat UTG-CGT des Services d’Incendie et de Secours se met en grève générale illimitée pour exprimer sa désapprobation sur l'obligation vaccinale qui concerne l'ensemble des pompiers à compter de la rentrée.

Ils étaient près de 300 à marcher entre la caserne des sapeurs pompiers et la préfecture, lors de l'une des premières marches contre le pass sanitaire - S.R. -

• 30 Août
Alors même que les forces syndicales représentant les pompiers de l'aéroport obtiennent de ne pas avoir à se soumettre à la vaccination contre le Covid-19, de nombreux syndicats dont l’UTG, ont émis un préavis de grève illimitée à compter du lundi 30 août contre l'obligation vaccinale, le pass sanitaire, leurs conséquences professionnelles et les motifs impérieux relatifs à la Guyane.

L’UTG « s’oppose à toutes les mesures de suspension des salaires ou de contrats de travail qui seraient prises à l’encontre des travailleurs et exige qu’aucune des mesures pénales ne soient appliquées aux employeurs du public comme du privée, qui refuseraient d’exécuter la loi du 5 août 2021. »

Le 26 août, une vingtaines de professionnels de santé a fait le déplacement devant la préfecture pour poser des questions aux participants à la cellule interministérielle de crise. © S.R. -

• 4 septembre
Les motifs impérieux exigés pour le franchissement des postes de contrôle routier de Regina et Iracoubo sont levés à compter du samedi 4 septembre.

Dès le samedi 4 septembre, les PCR d'Iracoubo et Regina seront franchissables sans motifs impérieux. - D.R. -

• 5 septembre
Fin de la grève des agents aéroportuaires - débutée dans le cadre de l'appel à la grève générale initié par l'UTG contre l'obligation vaccin suite à un rappel à la loi, et un accord de fin de conflit

Fin de grève à l'aéroport : consensus ou simple rappel de la loi ? -

• 6 septembre
Suite à la manifestation anti-Pass sanitaire et obligation vaccinale de la veille devant la préfecture, des verbalisations sont réalisées. Des contraventions de 135€ seront appliquées, déclare la préfecture.

DImanche 5 septembre plusieurs centaines de personnes étaient réunies place Leopold-Heder pour manifester contre l'obligation vaccinale et le pass sanitaire - PR -

• 7 septembre
La porte-parole du collectif Tróp Violans Yvane Goua comparait devant le tribunal correctionnel pour répondre d’un outrage sur un gendarme originaire de la Réunion et âgé de 25 ans, qui aurait été commis le 21 juillet 2020.

4 mois de prison avec sursis ont été requis contre Yvane Goua, coordinatrice de l'intervention sociale et professionnelle et figure de proue des manifestations depuis le début de la crise sanitaire. - D.R. -

• 9 septembre
Les membres de l'UTG base spatiale débrayent au rond-point de l’Espace à Kourou. Une action destinée, notamment, à soutenir le mot d'ordre de grève générale lancé par l’Union.

Débrayage de l'UTG spatial au rond point de l'Espace -

• 10 septembre
Le centre-ville de Cayenne a connu une nuit agitée, en marge du placement en détention provisoire d'un militant de Trop Violans. De nombreux départs de feux ont été signalés dans les rues de la ville.

Début d'émeutes à Cayenne -

• 11 septembre
La nuit a été une nouvelle fois agitée dans les rues du centre-ville et dans le secteur de Baduel. Plusieurs groupes de personnes, pour la plupart des jeunes, ont déclenché des incendies, barricadant certains secteurs pour se confronter aux forces de l’ordre. Des faits qui ne sont "pas du même acabit que ceux de la nuit du jeudi au vendredi" selon le procureur de la République Samuel Finielz.

Cinq véhicules ont été incendiés sur le parking du rectorat, l'enquête a été confiée au STPJ. - S.R. -

• 13 septembre
• Dans la matinée, le syndicat UTG Santé a mené une action auprès des étudiants de l’Institut de formation en soins infirmiers. Leur but affiché : les informer de leurs droits et dénoncer l’obligation faite aux étudiants de se faire vacciner, avant l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale le 15 septembre.

• Blocage du pont du Larivot en ce jour de rentrée scolaire ; et mobilisation à l’Agence régionale de la santé menée par le collectif Trop Violans. Le mot d’ordre est toujours le même : non à la vaccination obligatoire et non au Pass Sanitaire. Des affrontements ont également été signalés en début d’après-midi aux alentours des quartiers Pascaline et de NovaParc. Le président de la CTG, Gabriel Serville appelle le préfet de Guyane à prendre des mesures d’apaisement tel la demande auprès des autorités ministérielles, d’un moratoire à l’application du Pass Sanitaire, prévu à partir du 15 novembre prochain.

Lundi 13 septembre, jour de rentre?e scolaire, les riverains de Macouria ont touve? le pont du Larivot bloque? par les manifestants.jpeg -


• Dans la nuit, cocktails Molotov et produits incendiaires ont été utilisés par les assaillants pour rendre deux véhicules hors d'usage. Cinq personnes sont encore en garde à vue à la suite aux manifestations illégales du jour.

Au total, trois véhicules de la police nationale ont été incendiés. - D.R. -


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18 commentaires

Vos commentaires

g6d 16.09.2021

Il apparaît bien que le président de l'exécutif local, la CTG, et l'ensemble des elus guyanais ne sont bons qu'à appeler pour de mesures d'apaisement de la part des responsables de l'Etat, mais n'ont jamais condamné les violences des manifestants. Comment ces élus peuvent se sentir légitimes pour demander toujours plus d'aides à l'Etat. Qu'ils ne s'étonnent pas que le préfet prenne la main dans la conduite de la crise. Le courage n'est vraiment pas une qualité pour se faire élire en Guyane, la soumission à des minorités incohérentes est préférable. Nous avons les élus que nous choississons et notre destin entre mains de l'Etat vu leur incompétence er

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BELLOD 17.09.2021

En tant que citoyens français, encore heureux que notre destin soit entre les mains de l'Etat. Relisez l'article 72 de la constitution, le préfet a totalement la main dans la gestion de cette crise, car c'est sa prérogative quasi exclusive que de faire appliquer localement les politiques publiques décidées à l'échelon national, pour la gérer cette crise justement…Et encore plus sous le régime actuel de l'état d'urgence. C'est donc lui qui décide et impose les mesures sanitaires, contrôle, et éventuellement sanctionne. C'est encore lui, et lui seul, qui décide de retarder l'application du passe sanitaire en Guyane… Manque de courage là aussi? On en parle?
Une drole de position que la votre donc, que celle consistant à se satisfaire de l'éventuelle incurie de l'éxécutif local dans une gestion oú il n'a de part la loi que trés peu de pouvoir, pour passer sous silence cette responsabilité première du représentant de l'Etat, vis-à-vis de nous, les citoyens. Vous semblez raisonner comme si vous viviez dans une collectivité qui serait déjà sortie de l'article 73… Ressaisissez-vous, vous avez encore le droit de demeurer trés exigeant vis-à-vis du rôle administratif et politique, essentiel et prépondérant de l'Etat en Guyane. Et-ce quelque soit l'éxécutif local en place. Et ce n'est pas parce que Goudet insinue en le braillant trés fort, que l'Etat n'a pas à commander en Guyane, que vous êtes obligé de lui donner raison en ayant l'air de vous en auto-persuader.

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