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Grève à Camopi : les enseignants tirent la sonnette d'alarme

Jade LETARD-METHON, j.letard-methon@agmedias.fr Jeudi 19 Mai 2022 - 17h42

Le torchon brûle entre les enseignants du collège Paul-Suitman de Camopi et le Rectorat. Suite à des revendications et des demandes de rencontre qui n’auraient pas été prises en compte, une grève a débuté depuis ce jeudi matin.

 La coupe est pleine. A tel point que depuis ce jeudi matin, les enseignants du collège de Camopi, Paul-Suitman, ont entamé un mouvement de grève. Les enseignants estiment que leur patience a été mise à rude épreuve ces derniers mois. Le personnel mobilisé fait entendre sa voix au sujet de plusieurs revendications qu’il juge urgente et pour lesquelles il aurait alerté le Rectorat de la Guyane, à plusieurs reprises, sans que cela ne soit jamais pris en compte.

Tout d’abord, un cas de détournement de mineur présumé aurait cours dans l’établissement sans que rien ne soit fait, selon le personnel en grève, pour écarter le membre de la communauté pointé du doigt. Ce dernier aurait été absent pendant une à deux semaines après un courrier des syndicats adressé au Rectorat de la Guyane mais il aurait repris ses fonctions sans explication ni sanction aucune.

De plus, le corps enseignant se plaint d’un climat délétère au sein de l’établissement notamment à cause d’un manque de communication avec la principale du collège.

Ensuite, les grincements de dents portent sur des potentielles suppressions de postes. En effet, toujours selon la membre du bureau du STEG-UTG, les dotations horaires globales devraient passer de 249 heures à 184 heures : cela aurait pour conséquence la fermeture de deux classes.

Enfin, le personnel éducatif réclame "de toute urgence" la venue d’un pédopsychiatre pour épauler les élèves du collège qui seraient très affectés à cause des récentes vagues de suicide à Camopi et à Trois-Sauts.

Les grévistes se disent "dépités par le manque de réactivité" présumé du rectorat : ils attendaient encore une réaction au moment du dépôt du préavis de grève. En vain.
Le CEN perturbé 

Ce matin, en parallèle, se déroulait le Comité de l’Education Nationale à l’hôtel de la Collectivité Territoriale de Guyane. Les membres de plusieurs syndicats d’enseignants locaux ont fait irruption lors de cette instance pour demander à être reçus concernant la situation à Camopi. De plus, les protestants ont également voulu dénoncer le climat dégradé dans certains établissements de l’Ouest guyanais.

Contacté par soins, nous restons sans réponse du Rectorat de la Guyane à l’heure où nous écrivons ces lignes.

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Vos commentaires

Goldringer 21.05.2022
Les ?

Je suis un enseignant du collège Paul Suitman de Camopi et je suis étonné de l'emploi de l'article "les" pour parler "des" enseignants qui se sont mis en grève jeudi 18 mai 2022. Je me permet de réagir à votre article car il peut laisser sous entendre, à certains moments, que l'ensemble des enseignants étaient mobilisés. Les personnels concernés par ce mouvement savent que des collègues ne partagent pas toutes leurs analyses car nous avons cordialement échangés à ce sujet. je n'ai personnellement jamais ressenti le manque de communication ou de considération de la part de la direction et tiens à en témoigner encore une fois. Nous sommes tous très affectés par les problèmes, réels, auxquels nous nous efforçons de répondre au quotidien en passant le portail du collège, qui est en photo dans votre article. Je précise à vos lecteurs que d'habitude les enseignants ne font pas de publicité pour une marque de bière à l'entrée du collège. La communauté villageoise de Camopi est très affectée par les départs tragiques intervenus récemment. Je suis sûr que les familles attendent de nous, d'être présent dans nos classes pour remplir nos missions confiées par le Rectorat.

Je remercie France Guyane de me permettre d'apporter ces précisions.

Eric Goldringer

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Goldringer 21.05.2022
Les ?

Je suis un enseignant du collège Paul Suitman de Camopi et je suis étonné de l'emploi de l'article "les" pour parler "des" enseignants qui se sont mis en grève jeudi 18 mai 2022. Je me permet de réagir à votre article car il peut laisser sous entendre, à certains moments, que l'ensemble des enseignants étaient mobilisés. Les personnels concernés par ce mouvement savent que des collègues ne partagent pas toutes leurs analyses car nous avons cordialement échangés à ce sujet. je n'ai personnellement jamais ressenti le manque de communication ou de considération de la part de la direction et tiens à en témoigner encore une fois. Nous sommes tous très affectés par les problèmes, réels, auxquels nous nous efforçons de répondre au quotidien en passant le portail du collège, qui est en photo dans votre article. Je précise à vos lecteurs que d'habitude les enseignants ne font pas de publicité pour une marque de bière à l'entrée du collège. La communauté villageoise de Camopi est très affectée par les départs tragiques intervenus récemment. Je suis sûr que les familles attendent de nous, d'être présent dans nos classes pour remplir nos missions confiées par le Rectorat.

Je remercie France Guyane de me permettre d'apporter ces précisions.

Eric Goldringer

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Benkwa973 22.05.2022

Combien de titulaires, stagiaires, contractuels au collège ? Généralement, ce sont toujours des stars en communes...

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