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EDUCATION

Débrayage au lycée Melkior et Garré

X.P-L.P Lundi 18 Janvier 2021 - 17h05

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Cela fait plus de quinze ans que cela dure… chaque nouvelle saison des pluies est l'occasion pour les personnels du lycée Melkior et Garré de constater la vétusté de leurs installations et la pauvreté des moyens entrepris pour y parer. Cet après-midi à Montabo, à l'occasion d'une commission hygiène, sécurité et santé au travail : une douzaine d'enseignants attendaient l'arrivée des membres de la CTG afin de leur remettre en main propre leur cahier de doléance.

 "On en a marre, travailler dans de telles conditions d'insalubrité. Cela a un impact direct sur notre moral. D'autant qu'à cause du matériel qui a été perdu, on ne peut préparer nos élèves aux examens. Le bac c'est en mars ! " déclare avant d'entrer en commission, Marion Décavé sans cacher son agacement.

La professeur représentante du syndicat SUD Éducation poursuit : "On a des élèves qui travaillent au CDI avec de l'eau qui leur coule dessus. On a aussi des risques très importants au niveau des faux-plafonds. Pendant les vacances, c'est rien de moins qu'une poche d'eau qui s'est vidée à l'hôtel d'application (là où les élèves de la section hôtelière reçoivent le public, NDLR), pourtant il s'agit d'un bâtiment récent ! ".
Cautère sur jambe de bois
 
Si depuis tant d'années, les enseignants ne comptent plus le nombre de leurs actions de revendications, ils soulignent néanmoins une constante : l'inefficacité des solutions allouées.

"Nous sommes face à une forme de maltraitance institutionnalisée. Les problèmes vont en s'aggravant. Les interventions ne sont que du bricolage, on fait cautère sur jambe de bois sans s'attaquer au fond. Les problèmes d'inondations, de courts-circuits, l'absence de matériel informatique dans la section professionnelle sont notre lot quotidien", reprend Michel Cratere, l'autre membre de l'équipe pédagogique siégeant en commission ce lundi après-midi.

"On est dans une forme de souffrance au travail tout à fait épatante. Moi par exemple, quand j'ai fini les cours, mon premier réflexe c'est de partir : parce que c'est un environnement complètement déglingué où le minimum du confort n'existe pas", poursuit Michel Cratere. 

Coutumiers de travaux d'interventions tout aussi interminables qu'inefficaces, les profs en débrayage savent quels responsables pointer du doigt.

"Pour le coup, c'est vraiment la métaphore de l'eau : la CTG va nous inonder de chiffres pendant que nous, nous attendons des solutions, fait remarquer Marion Décavé à ses collègues en débrayage. Ce qui se passe cet après-midi me semble inéquitable, ils arrivent au complet sans prévenir, pendant que nos professeurs les plus directement concernés ne sont pas conviés " conclut-elle.

"La prochaine fois qu'ils veulent intervenir sur la toiture, ils feraient mieux de faire appel à une entreprise locale et reconnue afin d'éviter qu'à nouveau les sous-traitants disparaissent loin de leurs responsabilités une fois mise la clef sous la porte", ajoute l'un de ses collègues présent.



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5 commentaires

Vos commentaires

cap40 20.01.2021

Commentaire supprimé par la rédaction

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jayjay5 19.01.2021
Et allez...

Encore un bon prétexte pour ces mesdames et messieurs d'outre-Atlantique pour débrayer... Les 40% et les primes d'installation, ça ne suffit pas, il faut aussi en faire le moins possible !

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stefdecayenne 19.01.2021

Oui nous venons pour beaucoup d'outre-atlantique, et alors ? C'est un crime ? Un débrayage n'est pas une grève, il ne dure que peu de temps. Malheureusement seul ce genre d'action permet de faire bouger les choses, et encore... Venez voir la situation avant de juger les enseignants sur leur origine (les enseignants d'origine guyanaises touchent aussi les 40 %) alors qu'ils ne demandent que des conditions normales pour exercer et faire étudier leurs élèves.

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Georges de Cayenne 18.01.2021
Architecte incompétent

Quel est l'architecte incompétent qui a eu l'idée de construire une telle aberration : un bâtiment avec une structure métallique proche du rivage ! Il ne savait pas que l'air marin est particulièrement corrosif et fait tout rouiller !

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Benkwa973 19.01.2021

Réponse : un guyanais de la place...

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stefdecayenne 19.01.2021

L'architecte n'a fait que proposer un projet dans un concours. Les fautifs sont aussi les membres de la commission (Région Guyane ?) qui ont sélectionné et validé ce projet.

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