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Covid-19

Vers une suspension des professionnels de santé non vaccinés

Pierre ROSSOVICH Lundi 18 Octobre 2021 - 17h34
Vers une suspension des professionnels de santé non vaccinés
Le 26 août, une vingtaine de professionnels de santé avait fait le déplacement devant la préfecture pour poser des questions aux participants à la cellule interministérielle de crise - © S.R.

Les contrôles pédagogiques de l'ARS, visant à connaître le statut vaccinal des professionnels de santé, vont laisser place à des "contrôles à visée suspensive" pour les non-vaccinés. 

 Samedi dernier, des infirmiers libéraux non-vaccinés contre le Covid-19, et réunis en groupement de professionnels, ont organisé une conférence de presse pour alerter l’opinion sur leur situation. Eux qui refusent de se faire vacciner, se disent « harcelés et menacés » par l’ARS.

Car depuis le 15 septembre et la mise en application de la loi sur l’obligation vaccinale, l’ARS effectue des « contrôles pédagogiques » auprès des professionnels de santé, leur demandant de présenter leur schéma vaccinal. Ces contrôles pédagogiques auront duré un mois. Mais depuis le 15 octobre, la phase pédagogique laisse place à une approche plus répressive.

Les professionnels libéraux non vaccinés recevront ainsi prochainement un courrier  « à visée suspensive », avec injonction de justifier de son schéma vaccinal sous quinze jours. Après ces quinze jours, une suspension surviendra qui aura pour conséquence la fin des remboursements  de ces soignants par l’Assurance maladie.

En outre, à partir de décembre, les professionnels libéraux ne pouvant toujours pas présenter de schéma vaccinal complet ou entamé, seront placés en indus par la sécurité sociale. Ils devront ainsi rembourser les sommes perçues en octobre et novembre, étant dans « l’illégalité ».

La procédure prévoit une transmission d’information de l’ARS vers la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM). Sur cette base, la CPAM informera par courrier les patients des soignants concernés qu’ils ne seront pas remboursés de leurs soins.

Face à ce qu’ils considèrent comme des tentatives d’intimidations, les infirmiers libéraux non-vaccinés souhaitent mettre l’ARS « face à la réalité », sachant qu’environ 50% des infirmiers libéraux de Guyane ne sont pas vaccinés à ce jour contre le Covid-19. « Chaque libéral à une patientèle d’environ 30 personnes. Si nous ne pouvons plus exercer, que vont devenir ces patients ? Ils ne seront pas tous pris en charge, étaie Dana Alexander, infirmière libérale. 6 000 patients risquent d’être laissés sur le carreau ».
95% des médecins vaccinés contre 50% des infirmiers
L’ARS nous a transmis le bilan des contrôles pédagogiques, menés du 15 septembre au 15 octobre :

Sur 278 professionnels contactés, 140 ont répondu par mail, ce qui représente un taux de réponse de 50 %. Bien que les employeurs (pharmacies, transport sanitaire) soient minoritaires, ils se sont davantage mobilisés pour répondre et représentent 48 % des retours.
Les pharmacies en particulier, ont réussi à mobiliser leurs salariés sur la vaccination et ont le meilleur taux de réponse avec 85% de réponse.

Le constat est plus contrasté du côté des professionnels libéraux qui représentent 71 % des contacts.

Seuls 40% d’entre eux ont bien envoyé au moins un justificatif (qu’il soit recevable ou pas). Sur ces 77 personnes :
• 27 ont contracté le Covid il y a moins de 6 mois et sont donc exonérés de vaccination temporairement (rappel : on peut se faire vacciner 2 mois après la fin des symptômes).
• 7 ont envoyé un test négatif seul.
• 26 ont pu justifier avoir terminé leur cycle de vaccination.
• 17 sont en attente d’une 2ème injection.

Cela signifie que, sur les 199 professionnels de santé libéraux interrogés, 22% auraient reçu au moins une injection et 35 % seraient en conformité avec la loi.

L’ARS estime donc à 125 le nombre de professionnels de santé libéraux conventionnés qui exercent en Guyane dans l’illégalité par rapport à l’obligation vaccinale (sous réserve de l’exactitude des informations transmises).

Sur 712 professionnels de santé libéraux en Guyane, 175 sont non-vaccinés, selon les chiffres de l’ARS. Ce qui représente une couverture vaccinale de 75% dans le secteur. Chez les médecins, ce même chiffre est de 95% et de 50% chez les infirmiers.
 
 
Application de l’obligation vaccinale chez les étudiants de l’IFSI

Les taux de vaccination des élèves de l’IFSI restent contrastés d’une filière à l’autre (de 53 % en L3 infirmier à 100 % chez les élèves aides-soignants). Il était prévu en fin de semaine dernière l’envoi des courriers informant les 13 élèves aides-soignants/auxiliaires de puériculture d’une suspension au 15 octobre s’ils n’ont pas entamé leur schéma vaccinal. Finalement, seuls 3 courriers ont été envoyés puisque les autres ont régularisé leur situation.

 
 

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23 commentaires

Vos commentaires

Bugaled 20.10.2021

Lamentable. Ces professionnels non rien à faire dans l'univers du soin. Tout cela est stupide, et au fond, parfaitement idéologique. Mesdames et messieurs les réfractaires à tout sauf aux aides, subsides, et autres investissements venus de Métropole, ayez le courage et l'honnêteté de dire les vraies raisons de votre refus plutôt que de vous réfugiez derrière des arguments malhonnêtes et fallacieux. Quittez la profession, on ne vous regrettera pas et vous verrez très vite que l'on peut tout à fait se passer de vos prestations.

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Bugaled 20.10.2021

Lamentable. Ces professionnels non rien à faire dans l'univers du soin. Tout cela est stupide, et au fond, parfaitement idéologique. Mesdames et messieurs les réfractaires à tout sauf aux aides, subsides, et autres investissements venus de Métropole, ayez le courage et l'honnêteté de dire les vraies raisons de votre refus plutôt que de vous réfugiez derrière des arguments malhonnêtes et fallacieux. Quittez la profession, on ne vous regrettera pas et vous verrez très vite que l'on peut tout à fait se passer de vos prestations.

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cap40 20.10.2021
Au fait?

Au fait FG...Des news du "comité de la transparence"??? toujours transparent?

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g6d 19.10.2021

Pour JJ5 le fait qu'en Martinique, en Guadeloupe ou en Haïti, la population soit contre la vaccination est un argument de choix. Par contre, les milliards de personnes vaccinées dans le monde entier, n'en est pas un. Au fait, pourquoi la vaccination est plus acceptée par les habitants des pays les plus développés ?

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jayjay5 20.10.2021
plus

Antilles, Guyane, Haiti : no vaccin. Afrique, no vaccin. Et aux USA, devinez quelle etnie est la moins vacciner?

Je vous laisse tirez vos propre conclusion....

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HIHIHI 20.10.2021

Celle qui a inventée l'eau tiède ??

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DRED31 19.10.2021

Et bien ce n’est pas trop tôt!!! sans sévir les gens irresponsables ne comprennent rien. Il est de plus lamentable d’empêcher le bon déroulement des soins dans les hôpitaux. Le vaccin devra être obligatoire au même titre que la fièvre jaune.

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cap40 19.10.2021
Ce refus...

Ce refus du vaccin est pathétique... Après le blocage du port il ne reste plus qu'à empêcher tout accès à l'hôpital comme c'est le cas actuellement en Martinique.Le mot "devoir" toujours aussi absent du vocabulaire guyanais hélas.

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bozo 19.10.2021
un vaccin obligatoire en plus des autres

C'est une nécessité, l'obligation vaccinale existe pour tout le monde, pour rentrer à l'école, pour entrer en Guyane, et évidemment pour les soignants.
Ce n'est que un vaccin obligatoire de plus, il est incroyable d'en faire une telle histoire.

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jess 19.10.2021

changez de métier

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