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SANTE

Qui sont les membres du Comité citoyen de la transparence ?

S.R. Jeudi 16 Septembre 2021 - 13h07
Qui sont les membres du Comité citoyen de la transparence ?
Issus de la société civile, les 17 membres du comité citoyen pour la transparence se sont réunis pour la première fois ce mercredi à l'hôtel territorial. - CTG

 Mesures de restrictions, pass sanitaire, faible taux de vaccination… Les Guyanais se posent de nombreuses questions sur la situation sanitaire. Afin d’y répondre, et d’assurer « une information plus directe », un comité citoyen de la transparence tenait ce mercredi sa première réunion à l’hôtel territorial.

 L’objectif affiché de cet organe, inspiré de celui créé à l’initiative de la préfecture de Martinique, est de pouvoir rendre compte, à un instant t, de la situation du territoire avant l’adoption de nouvelles mesures. Une annonce qui avait été faite par le président de la CTG Gabriel Serville le 20 août, journée de vives tensions entre manifestants et forces de l’ordre sur le parvis de la préfecture, place Léopold Héder.

Si Gabriel Serville mettait alors en avant « l’insuffisance de relations partenariales observée entre les services de l’Etat et les autres membres de la réunion », les 17 membres du comité sélectionnés et réunis pour la première fois ce mercredi à l’hôtel territorial ont plutôt fait part d’une communication parfois floue, alors que les mesures de restriction adoptées depuis le début de la crise sanitaire courent désormais depuis plus d’un an et demi.

Une semaine plus tard, l’ARS et la préfecture de Guyane lançaient un appel à manifestations d’intérêts. Sans filtres, les candidatures requéraient le remplissage d’un formulaire et l’exposition des motivations. 1400 personnes se sont adonnées à l’exercice.
Leurs motivations :
17 membres ont été sélectionnés après l'appel à manifestations d'intérêts. - D.R.


La sélection, opérée par le préfet, la directrice générale de l’ARS et le président de la CTG, s’est terminée au début du mois, entrainant la publication de la liste ci-dessus le 9 septembre. Au cours d’une première séance de présentation et d’introduction, les 17 représentants de la société civile chargées de faire « le lien » entre les institutions et la population se sont présentés tour à tour, exposant au passage leurs motivations.

Pierre-Louis Rosita, 45 ans, Cayenne, artisan traiteur :
« Je suis quelqu’un d’assez franc. Je suis pour l’intérêt général et contente de faire partie de cette aventure. La crise sanitaire, c’est quand même deux années de montées et de descentes, je pense qu’il serait bien de mettre tout ça à plat. »

Dr Rousseau, Cayenne, médecin en santé publique :
« Mon agence existe dans toutes les régions et essaie de faire de l’appui à la décision. Nous portons aussi bien des projets d’études sur l’état de santé des Guyanais que sur des épidémies qu’on connaissait avant le Covid-19. Je suis prêt à ouvrir nos données, vous recevoir, montrer comment on travaille et quelles sont les conditions dans lesquelles on essaie de communiquer non pas une vérité officielle mais ce qui se passe dans le corps médical. »

Emrick Lalsie, Cayenne, 22 ans, chargé de prévention et de sécurité :
« La place de la jeunesse est très importante dans notre société. Pour moi il était très important de poser ma candidature au sein de ce comité afin de travailler, être à l’écoute, et avoir un sens de la communication. »

José Blezes, Rémire-Montjoly, 73 ans, Journaliste :
« En regardant la TV, je me demandais pourquoi la population ne peut-elle pas s’exprimer et raconter ce qui se passe. Mon métier est de communiquer en essayant d’être objectif. Cette situation est particulière car on ne peut pas dire n’importe quoi. J’essaierai de transmettre le mieux possible. »

Jean-Baptiste Edouard Miguel, 59 ans, Cayenne, cadre supérieur à Orange :
« J’ai une certaine appétence pour l’actualité en général. J’espère apporter de nouvelles idées et de l’investigation. On devrait tous apporter notre pierre à la recherche. »

Mickaël Henry, technicien hydromètre à la DGTM :
« Mon métier m’a permis de parcourir toute la Guyane. Je suis heureux d’être ici pour apporter de nouveaux moyens de communications à la population. »

Sophie Nunes Cardoso Marie-France, 53 ans, Iracoubo, comptable et future cheffe d’entreprise :
« J’espère pouvoir apporter ma pierre à l’édifice. Heureuse d’être ici. »

Soares Souza Andreima, 37 ans, Kourou :
« Je suis submergée tous les jours par les informations ou des fake news. Je me suis sentie submergée dans tout ça. J’ai besoin de transmettre de bonnes informations autour de moi. »

Tribord Rezaire Aïra, 42 ans, Remire-Montjoly :
« Au-delà de la citoyenne que je suis, inquiète pour son territoire, je trouvais intéressant de pouvoir être dans l’anticipation plutôt que dans la réaction. »

Letard Sabrina, 50 ans, Matoury, chargée mission ESS :
« J’ai postulé parce que j’ai vécu le début de cette crise à différents services et niveaux. Il suffit d’un dialogue pour apaiser une situation. Je suis particulièrement attachée à la démocratie participative. »

Craig Marianne, 49 ans, Matoury, professeur des écoles et présidente de l’association « la voix de nos gangans » :
« Il faut que les moyens de communication soient plus fluides et clairs. »

Palamy Suzy, 45 ans, Remire-Montjoly, cheffe d’entreprise et rédactrice en chef du magazine « Le Mag » :
« On se rend compte qu’une des problématiques importantes qu’on a dans la gestion, l’appréhension et la manière dont les choses sont comprises par les gens repose selon moi sur un problème de communication. »

Dauphin Marcel, 73 ans, Matoury, retraité, ancien commandant de l’aéroport et président de la Croix-Blanche Guyane :
« J’ai participé à toutes les campagnes mises en place par l’ARS avec les secouristes. On a participé à l’isolement et l’encadrement des malades. Nous sommes dans les vaccinodromes et à l’Aéroport avec les tests antigéniques. Je suis un enfant de péyi, j’aime mon péyi et j’aimerai apporter mon expérience et ma contribution. »

Mogne Rony-Clift, 46 ans, Matoury, fonctionnaire de police à la PAF :
« Lorsque j’ai appris la création de ce comité ça m’a semblé comme une évidence de m’y inscrire. La pandémie, on en parlait beaucoup à la maison et c’était un sujet quasi omniprésent. On n’a pas toujours compris la communication qui y était allouée. Il y a un gros problème de communication et il faut reprendre la main. »

Léon Fabio, Saint-Laurent-du-Maroni, 39 ans, chargé de mission et co-président d’une fédération des établissements de vie sociale de Guyane :
« Il faut savoir que la Guyane est grande, on a des CDPS et d’autres lieux de soins que les hôpitaux. Je pense qu’il serait bien que certains ici qui ne connaissent pas nos réalités puissent s’y rendre pour peut-être solutionner les choses autrement. Au début de l’épidémie je suis allé voir les autorités coutumières de Saint-Laurent afin de faire une vidéo de prévention. Est-ce que les outils de communication avec la population sont efficients ? Il faut qu’on porte une réflexion commune à ce sujet-là. »

Zulemaro-Gauthier Maryse, Remire-Montjoly, 67 ans, retraitée :
« Je disais qu’il fallait un comité depuis très longtemps. J’ai éteint ma télévision, ma radio et les réseaux sociaux je ne vais plus les voir. On est submergé d’informations contradictoires et je me disais qu’il était temps de pouvoir séparer le vrai du faux. Les gens ne font plus confiance à l’information locale. »

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10 commentaires

Vos commentaires

philsa973 17.09.2021
PREJUGES ET MEDIATISATION

J'ai écouté ce matin sur une station de radio Mme PIERRE-LOUIS Rosita, membre du comité citoyen de la transparence....
Ce n'était que préjugés et à l'écouter...il y a peu de chance qu'ils disparaissent...
J'ai zappé la suite de son intervention tellement j'étais horrifié par ses propos. Des critiques, seulement des critiques.. pas d'idée...
Comment ces personnes ont-elles été choisies ?
Elle perd en crédibilité, elle aurait mieux fait de s'abstenir de parler publiquement.

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jayjay5 18.09.2021
j'ai aussi entendue Mme Rosita

au contraire je l'ai trouver tres bien, tres neutre dans ses propos. Elle reflete bien l'opinion generale qui raigne parmi le peuple Guyanais.

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BELLOD 17.09.2021

En parlant de transparence, FG pourrait nous éclaircir d’avantage, en nous informant (sondage anonyme) sur le taux de vaccination au sein de ce comité…Juste pour avoir une idée.

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jayjay5 17.09.2021
pourquoi

vous voulez savoir si les gens sont vacciner ou non? vous etes de la police? non plus serieusement, vaccin ou pas, sa appartient a la "sfere privée", chacun fait en son ame et consience, on doit meme pas posez la question aux gens...

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BELLOD 17.09.2021

J'ai bien précisé "sondage anonyme", justement pour ne pas dévoiler les choix individuels (privés en effet), mais pour connaitre simplement la proportion au sein du groupe. Si on est proche du rapport 30% vaccinés / 70% non-vaccinés, ou même sur du 50/50 alors on saura que l'on est sur un comité constituant un échantillon similaire au reste de la population. Ce qui offre plus de garantie de représentativité. Mais si dans ce comité il y a 80% de vaccinés et 20% de non-vaccinés, ça pourrait poser un problème de représentativité… qui, sans préjuger des qualités individuels de chacuns, nuirait à la crédibilité de ce comité. En principe, il me semble qu'un tel comité devrait être composé en majorité de sceptiques, pour garantir le fait qu'ils n'adoubent pas trop facilement les informations des politiques et experts qu'ils auront à écouter. Sachant que leur parole a pour seul but de convaincre d'autres sceptiques…qui ne feront confiance qu'à un comité dans lequels ils se reconnaissent.

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Benkwa973 18.09.2021

Vous confondez sceptique et ignorant. Un sceptique doute et face aux faits revoit sa position. L'ignorant se moque des faits. Les guyanais se complaisent dans leur ignorance.

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BELLOD 18.09.2021

"Les Guyanais se complaisent dans leur ignorance".
Soit, la messe est dites. Merci de nous faire partager vos axiomes.
Par chance votre maitrise toute personnelle du concept de majorité relative, nous laisse quand même un léger espoir…

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Vieux blanc 17.09.2021
Covid à l'Ouest

Il apparait que 15 jours après l’arrêt de la présentation du pass sanitaire au point de contrôle d'Iracoubo les contamination sont entrain d'exploser à l'Ouest. Bon sujet pour ce comité sur l’intérêt de la vaccination et du pass sanitaire. Je regrette que FG ne communique plus les chiffres du Covid un manque inacceptable à la mission d'information des journalistes,ou alors une prise de position en faveur de certains groupuscules fasciste et raciste.

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cap40 17.09.2021
transparence...

La transparence?? rien que le mot me fait pouffer de rire...et les personnes qui s'en réclament aussi a fortiori dans le contexte actuel guyanais.Encore un comité théodule...Ah si je pouvais me tromper!!

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BELLOD 17.09.2021

Excellente initiative, même si ça reste de la communication car au final c’est le préfet qui tranche. Ça crée au moins un espace de concertation/décision commun: préfet/exécutif local/majorité silencieuse, qui coupera peut-être court à certains fantasmes crypto-anti-colonialistes qui polluent l’action politique de part et d’autres. Peut-être.

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