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ORPAILLAGE

Pompili répond à la commission d’enquête sur la lutte contre l’orpaillage illégal

FXG Mercredi 26 Mai 2021 - 10h49
Pompili répond à la commission d’enquête sur la lutte contre l’orpaillage illégal
La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili durant une session de quesitons au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris le 30 mars 2021 - Bertrand GUAY (AFP)

« Face aux orpailleurs illégaux, pas de cadeau », a déclaré la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili devant les députés de la commission d’enquête sur la lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane, mardi dernier, tout en admettant qu’il serait « difficile de vouloir éradiquer totalement le fléau ».

 Trois mois après son lancement, la commission d’enquête sur la lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane, présidée par Lénaïck Adam, a auditionné la ministre de la Transition écologique. Comme à chacune des auditions, le rapporteur Gabriel Serville est monté au créneau pour demander plus encore à l’Etat.

Barbara Pompili a donc commencé par rappeler la réalité du phénomène (« 10 tonnes d’or produites, c’est 500 hectares de détruit ») et les moyens mis en place par l’Etat pour lutter contre : 500 agents mobilisés par jour, soit 300 militaires dont 190 en forêt, et 200 gendarmes dont 50 en forêt.

Cela représente un total financier de 70 millions d’euros dont 55 pour les FAG, 11,9 pour les gendarmes, 1 million pour les missions de police de l’environnement du Parc Amazonien de Guyane (15 inspecteurs de l’environnement armés avec pouvoir de police judiciaire), 450 000 euros pour l’ONF et ses 8 agents, 12 autres agents de l’Office français de la biodiversité et encore 6 officiers de police judiciaire. A ceux-là, il convient d’ajouter le détachement de l’Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) qui diffuse les techniques d’enquête.

La ministre a indiqué qu’elle avait décidé de doubler pour les années 2021 et 2022 les moyens alloués aux interventions de police héliportées. Elle a par ailleurs chiffré 1 700 chantiers démantelés depuis 2018, 315 sites en exploitation et la saisie de 380 kilos de mercure et de 28 d’or. Le produit de la vente des saisies d’or s’élève à quelque 200 000 euros par an qui seraient redistribués par le préfet pour financer la lutte contre l’orpaillage clandestin.
L’or légal pèse 1 % du PIB
« Peut-on se satisfaire de ce que ce fléau soit contenu et non pas éradiqué », a demandé le rapporteur Serville ? « Bien évidemment, a répondu Barbara Pompili, je souhaite l’éradication, mais a-t-on les capacités de le faire ? La situation particulière de la Guyane me fait dire que vouloir éradiquer totalement ce fléau me paraît difficile. »

La ministre se propose donc de faire « plus et mieux », notamment en « territorialisant la lutte », en faisant des « efforts différenciés » grâce à la création de « zones d’intervention prioritaires » (ZIP).

Le député Serville a alors proposé d’interroger plus radicalement la stratégie en cours pour aboutir à l’éradication. « Ne pas parvenir à éradiquer peut paraître frustrant », a convenu la ministre qui a rappelé que désormais les autorités pourraient s’appuyer sur un code minier modernisé qui renforce les sanctions et les prérogatives d’un grand nombre d’acteurs de la lutte anti-orpaillage illégal et qui rendra aussi impossible des projets dits incompatibles avec nos standards environnementaux, tels celui de Montagne d’Or.

L’orpaillage légal, a encore rappelé Barbara Pompili, c’est le deuxième secteur économique de la Guyane après le spatial, soit 1 % du PIB, 40 artisans, 5 PME, 550 emplois directs et 1200 indirects, une production annuelle de 1,5 tonne, soit 850 000 euros de redevances et taxes, quand l’orpaillage illégal rapporte six lois plus.

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2 commentaires

Vos commentaires

jayjay5 28.05.2021
Elle est bien jolie...

La ministre Pompili, je lui montrerai bien la Guyane et ses secret profond si elle vient ici mais par contre, il faudra pas qu'elle parle parce qu'elle dit que des c......, pour le reste elle peut compté sur moi :)

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lestranger 27.05.2021
Blablablablabla

Si tout le monde s'accorde sur la nécessité de la lutte contre l'orpaillage illégal (encore que certains opérateurs en profitent ...) il est important d'avoir les bons arguments afin de ne pas désinformer !
Vouloir remplacer les illégaux par des légaux sous couvert d'une commission présidée par le fils d'un opérateur minier, lui-même condamné en première instance pour pollution est aberrant.
Il serait judicieux d'actualiser ses chiffres lorsqu'on est ministre : le tourisme avec plus de 10 % du PIB guyanais est loin devant l'activité minière légale et non compatible. Mais madame Pompili n'est pas a un mensonge près, après avoir renié ses convictions environnementales (peut être fictives ???)pour siège ministériel !!! aaaaah quand le pouvoir vous tient ! la soif de l'or ...

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