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POLITIQUE

INFO FRANCE-GUYANE : Jean-Bernard Nilam, nouveau directeur de cabinet de Serville à la CTG

Xavier-Paul Le Pelletier Mercredi 21 Juillet 2021 - 20h09
INFO FRANCE-GUYANE : Jean-Bernard Nilam, nouveau directeur de cabinet de Serville à la CTG
Jean-Bernard Nilam (avec la chemise verte), lors de la visite du préfet au Village chinois en octobre 2013. Sa mission à Cayenne allait s'arrêter à ce moment-là - Archives

 Inspecteur des impôts de formation, ancien directeur de cabinet du ministère des Outre-mer puis ambassadeur, délégué à la coopération régionale Antilles-Guyane ; le parcours professionnel de Jean-Bernard Nilam à de quoi forcer le respect des technocrates les plus aguerris. Outre son carnet d'adresse des plus étoffés et des qualités d'analyse de l'économie des Outre-mer dont on ne peut que difficilement douter, Gabriel Serville semble avoir porté son choix sur lui en raison de sa fidélité en politique... Une qualité rare en ce domaine.
Le président de la CTG nous a expliqué ce qui a motivé son choix et ce qu'il traduit des ambitions que son équipe entend placer pour ce début de mandat.

 Avant toute chose pouvez-nous confirmer la nomination prochaine de Jean-Bernard Nilam à vos côtés ?
Oui, je vous la confirme. Nous faisons les choses avec méthodes, nous nous sommes encore vus aujourd'hui et bien qu'aucun contrat de travail n'ait été encore signé à cette date, il est en effet prévu qu'il me rejoigne sur le poste de directeur de cabinet de la CTG.
On le connait comme un proche de Marie-Laure Phinéra-Horth, est-ce sur ses conseils que vous vous êtes rapproché de lui ? Qu'est-ce qui a motivé ce choix ? 
Un certain nombre de personnes s'étaient posititonnées sur ce poste, déjà durant la campagne et surtout après notre victoire afin de me proposer leurs services. Le nom de Jean-Bernard Nilam m'a été indiqué par des amis, compte tenu de son expérience et des compétences qu'il a acquises au cours des différents postes qu'il avait occupé par le passé. J'ai donc considéré que c'était un profil très intéressant, d'autant que durant la campagne, ainsi que les guyanais ont pu le constater, nous avons clairement dit qu'il nous faudrait travailler sur un choc budgétaire, un choc fiscal pour la CTG. Il nous faut absolument travailler sur la réforme de l'octroi de mer. C'est un véritable serpent de mer auquel il nous faut nous attaquer afin de pouvoir mettre sur la table à Paris et à la Commission européenne ce que nous souhaiterions proposer afin de l'améliorer.
Ce sont donc ces qualités techniques qui ont appuyé votre décision ?
Pas seulement. Nous savons donc que Jean-Bernard Nilam est extrêmement compétent sur ces questions sur lesquelles il a déjà travaillé à l'époque où il était directeur de cabinet de la ministre des Outre-mer, mais aussi lorsqu'il était inspecteur des impôts. Il pourra donc dans sa fonction de directeur de cabinet nous être d'une grande efficacité. Je pense aussi à la loyauté qu'il a pu manifester à l'égard des différents dirigeants qu'il a pu connaître au cours de sa carrière. J'ai donc considéré que c'était quelqu'un qui pouvait très largement être à nos côtés pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. 
Effectivement, ce n'est pas tous les jours que l'on a à nommer à ses côtés quelqu'un d'aussi prestigieux qu'un ambassadeur...
Je crois que cela permet d'ouvrir un très bon carnet d'adresse. Je ne vous apprendrai pas que cela se traduit par des contacts que l'on a pu croiser par le passé et qui permettent alors de faciliter certaines transactions, en tous cas pour trouver plus aisément les réponses attendues aux problèmes que nous serons amenés à rencontrer. En effet, il y a un certain nombre de paramètres que nous avons jugés comme positifs et sur lesquels j'espère que nous pourrons nous appuyer afin de répondre aux attentes de la population guyanaise. 
Dans un monde idéal avec Jean-Bernard Nilam à vos côtés, quels objectifs souhaiteriez vous atteindre très concrétement ? Vous venez de nous parler d'octroi de mer. 
Il nous faudra faire comprendre à Bercy qu'il y a une difficulté d'ordre structurelle concernant la Guyane. Afin d'être solutionnée, celle-ci doit pouvoir bénéficier d'une écoute très, très attentive auprès des fonctionnaires comme des ministres. Je ne vais pas aujourd'hui préjugé de ce qu'il va bien pouvoir se passer, mais il me semble que nous allons tout mettre en oeuvre pour pouvoir nous faire entendre grâce à la connaissance que M. Nilam a de ces différents dossiers. Nous espérons véritablement que cette voix portée en duo, en trio ou en quartet avec les différents élus qui nous accompagnent, permettra de faire entendre cette singularité de la Guyane.
Une part de cette singularité qui est partagée par d'autres territoires ultramarins.
Oui, d'autant qu'il est prévu que nous fassions porter cette voix collégialement avec mes différents collègues-présidents de la CTM (collectivité territoriale de Martinique, ndlr), de la Région Guadeloupe et de la Région Réunion, puisque nous sommes les territoires asujettis par cet octroi de mer qui présente un certain nombre d'avantages, mais aussi d'inconvénients. Il ne s'agit pas là de se copier les uns, les autres, puisque nous avons nos spécificités qui nous sont propres, mais il y a tout de même un pot commun sur lequel nous pouvons faire un travail de prospection ensemble et que nous puissions regarder dans la même direction lorsque nous irons nous présenter à la Commission européenne ou aux fonctionnaires de Bercy. 
Avec Jean-Bernard Nilam à vos côtés, peut-on donc dire que vous placez le début de votre mandat sous le signe d'une attaque directe à l'encontre de l'octroi de mer ou encore de la fiscalité ?
Surtout de la fiscalité, car l'octroi de mer en est un élément qui néanmoins ne résume pas tout. Quand nous disions que nous avons l'intention de faire un choc démographique, ce n'est pas forcément par ce biais là que nous allons ramasser des milliards, mais considérant la situation budgétaire extrêmement ténue de la CTG, il nous faut frapper à toutes les portes pour pouvoir gratter quelques milliers d'euros supplémentaires à mettre au bénéfice de la population. Il en va de même pour les fonds européens qui risquent de faire l'objet de dégagement d'office, mais qui nous laissent encore des marges de manoeuvres très importantes, pas uniquement les fonds structurels tels que le Feder ou le FSE. Il y a beaucoup de fonds qui permettent d'alimenter le sport ou encore la culture. Je pense au fond Erasmus ou à des fonds qui permettent d'accompagner les demandeurs d'asile en Guyane. Nous n'avons pas suffisament utilisé ces leviers budgétaires qui sont mis à notre disposition et nous espérons donc que l'arrivée de M. Nilam, auprès des services qui travaillent d'arrache-pied pour pouvoir améliorer la situation budgétaire, permettra d'aller plus vite dans la résolution de ces problématiques. 

 

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2 commentaires

Vos commentaires

GILLES BERNARD 24.07.2021

Mes condoléances, Monsieur Nilam.
Votre fidelité en politique est à l'exact opposé de Monsieur Serville, qui mange à tous les râteliers. S'il doit aboutir, je suis curieux de voir ce que va donner ce mariage "de la carpe et du lapin".

Répondre Signaler au modérateur
Smet 22.07.2021
Un directeur de premier choix

Une bonne nouvelle, une pointure comme directeur de cabinet. C'est plutôt un bon signe, après des inquiétudes enfin le choix de la raison.
Bon retour au peyi Jean Bernard.

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