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Gabriel Serville réagit à la décision de la Cour d’appel

Gaetan TRINGHAM (g.tringham@agmedias.fr) Vendredi 26 Novembre 2021 - 15h31
Gabriel Serville réagit à la décision de la Cour d’appel

 Hier, la Cour d’appel confirmait les peines de prison ferme pour les quatre manifestants condamnés pour leur implication dans l’incendie d’une façade de la préfecture le 20 juillet dernier. Via la publication d’un communiqué, Gabriel Serville apporte sa réaction à cette décision.

 La Cour d’appel a donc rendu sa décision dans l’affaire des quatre manifestants condamnés pour « dégradation ou détérioration du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes. »

La cour confirme ainsi les peines de prison ferme pour Richard Cimonard, Alexander Marchener, Stéphane Palmot et Gilles Beaudi. Ce dernier à même vu sa peine alourdie et alignée sur celle des autres, soit 18 mois d’emprisonnement ferme.

Une interdiction d’exercer une fonction publique pour une durée de 5 ans a également été prononcé à l’encontre les quatre condamnés. Ils se voient aussi interdits de participer à des manifestations sur la voie publique à Cayenne et Matoury pendant 3 ans ainsi que de détenir ou de porter une arme pour une durée de cinq ans. Une peine automatique dans le cadre de l’infraction reconnue.

Gabriel Serville, président de la Collectivité territoriale de Guyane réagit donc par le biais d’un communiqué à cette décision de justice. Une décision qui le « place au même niveau d’émotion que l’ensemble de nos concitoyens de Guyane. » Il considère contexte que le cumul des différentes problématiques sociales du territoire « pourrait créer les conditions d’une profonde déstabilisation sociale. »

Adressant aux familles des personnes condamnées l’expression de ses « sentiments de sincère compassion » il déclare : « Je ne doute pas que les mesures d’aménagement de peine, comme par exemple le bracelet électronique, seront promptement mises en place dans ces dossiers comme elles ont pu l’être dans d’autres cas de diverse gravité. »

Parallèlement le Préfet Thierry Queffelec expliquait après avoir annoncé la fin du couvre-feu en Guyane : « je ne commente jamais une décision de justice parce que la justice est rendue au nom du peuple
En toute mesure ce dernier développe : « je vais en voir les conséquences parce que certains la commente et ça peut être normal. Parfois les commentaires peuvent être assez surprenants et je pense qu’obéir à une décision de justice, c'est se grandir. Obéir à une décision de justice en appel, c’est la voix du peuple qui parle et ça, c'est important. Nous sommes en éveil et en mesure de suivre toute l’activité sociale ».
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17 commentaires

Vos commentaires

cap40 29.11.2021
Chacun dans son rôle...

Chacun dans son rôle ...un succès? . Il ne faut surtout pas en douter en voyant l'état de déliquescence de la Guyane...comme des Antilles.
Bref, toucher le fond et creuser encore... un idéal républicain.

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chris22973 27.11.2021
Révolutionnaire de petite section

Ils sont bons tous ces révolutionnaires, ces combattants, ces "Hommes", qui ont peur d une toute petite piqûre ! Ma petite fille de 6 ans est plus courageuse que tout se monde là. Je suppose donc que toutes ses personnes ne vont jamais au dentiste ????

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bozo 27.11.2021
7 ans de malheur

Serville le reconnaît, il gère la ctg au gré de ses émotions...
Nous avons élu un bizounours à la tête de l'assemblée de guyane.
La prochaine tenue de l'assemblée sera t'ellle consacrée à la projection du film Bambi ?
Roro reviens !

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Benkwa973 27.11.2021

#c...commeunahouahouahoumelimelo

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CitoyenDeLaTerre 27.11.2021
Sale profiteur

Payé par l'Etat, il lui crache à la figure constamment.
Pauvre mec, pour une Guyane qui e a pour 7 ans d'horreurs et de galères.

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Garimpo 27.11.2021
Non mais c’est un mauvais rêve...?

Serville soutient 4 multirécidivistes ( tous au moins 4 condamnations) notamment condamnés pour violence familiale, violence avec armes, incendie volontaire.
J’ai la nausée.

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Rudy M. 27.11.2021

"Le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l'autorité de la justice ou à son indépendance est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende." Article 434-25 du code pénal.

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BELLOD 27.11.2021

Votre sous-entendu est à côté de la plaque, car dans son communiqué, il ne discrédite pas directement la décision de justice et il ne remet pas en cause l'institution (on est par exemple trés loin de la petite musique de "l'acharnement de la justice" jouée par des élus proches de Sarko). Il se contente de faire part de sa compassion pour les proches des condamnés et il fait le rappel du principe d'aménagement de peine qui est un droit légal (dont bénéficia le ministre Cahuzac qui prit 2 ans ferme, mais ne fit pas de prison…).

De tels propos étant autorisés dans notre démocratie:
«La sévérité de la peine retenue est absolument disproportionnée et révélatrice de l'acharnement judiciaire»
Christian JACOB, président du parti LR,
en mars 2021 à propos de la condamnantion de Sarko…

Serville peut donc dormir sur ses deux oreilles.

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cap40 26.11.2021
Tout est dit...

Tout est dit dans les commentaires du préfet et du président: l'un commente et globalement réclame un "aménagement" de peine tout en déclarant sa "compassion" l'autre commente qu'il ne "commente pas" une décision de justice. Cherchez l'erreur républicaine !!!

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BELLOD 27.11.2021

Ça dit surtout que celui qui est élu localement, ne veut pas se mettre une partie de sa base électorale à dos, alors que l'autre est un fusible administratif nommé depuis Paris, tenu au devoir de réserve. Chacun dans son rôle donc… Et ce n'est donc pas là une erreur de la république, c'est tout son génie et sa tradition politique au contraire, sans lesquels son aventure expansionniste et colonialiste passée, aurait fatalement périclité dans le renoncement forcé à ces territoires si lointains conquis jadis, comme ce fut le cas pour tant d'autres. Et de fait, ça tient depuis des siècles… Pas une erreur donc, mais bel et bien un succès. Vous vous plantez complètement! Ôtez le représentant politique local et sa compassion de l'équation, et vous forgeriez alors les armes et les âmes de la rébellion. Elle serait là l'erreur républicaine…

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