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DIPLOMATIE

BOPE sur l'Oyapock : le fusil saisi ne serait pas déclaré

XP.LP. Samedi 19 Juin 2021 - 14h46
BOPE sur l'Oyapock : le fusil saisi ne serait pas déclaré
Image d'illustration - Archives

 Dans un précédent article, nous vous présentions le déroulement de ce que de nombreux guyanais qualifient "d'incident diplomatique" à propos de l'interpellation et du contrôle musclé par la BOPE -la brigade d'opérations spéciales de Police au Brésil- qu'auraient subi des ressortissants français naviguant sur l'Oyapock. Le parquet nous apporte ses précisions, relativisant la portée des événements. 

Nous vous rapportions dans nos colonnes, d'après l'une de leur porte-parole, le déroulé des événements ayant conduit les membres d'une association à exiger d'être reçus sans délais par la représentation consulaire du Brésil en Guyane. Le parquet nous apporte ses précisions quant à cette affaire qui a commencé le 15 juin.

"Des contrôles, il y en a toutes les semaines, aussi bien côté-brésilien que côté-français" résume Samuel Finielz, procureur de la République en Guyane relativisant une quelconque notion d'incident diplomatique concernant ce que l'on pourrait qualifier de fait-divers.

Il rappelle la législation concernant la gestion de la démarcation frontalière avec notre voisin brésilien : "la frontière est mouvante car délimitée par le talweg, soit le point le plus profond du lit du fleuve (ici notre précédent article à propos de la frontière du Maroni, première démarcation frontalière au monde délimitée par points GPS). Des erreurs restent toujours possibles d'un côté comme de l'autre. Il y en aura toujours, car il est impossible d'avoir des données actualisées en permanence" poursuit le procureur de la République.

"D'après les éléments dont nous disposons actuellement, ce contrôle se serait déroulé de manière régulière dans le cadre de la coopération transfrontalière et nous partons pour le moment du principe que si la BOPE a interpellé ces personnes, c'est qu'elles devaient probablement se situer à ce moment-là de l'autre côté de la démarcation du fleuve" continue Samuel Finielz à propos de leur interpellation par les brigades d'élite de la police militaire de l'Amapa.

Quant au fusil saisi sur l'un des passagers et élu de Ouanary -qualifié "de collection" par la porte-parole de l'association Trop Violans ayant apporté son soutien aux personnes contrôlées- ce dernier aurait déjà été restitué par les autorités brésiliennes à la gendarmerie. Pour autant, il se pourrait bien qu'il ne soit pas enregistré.

"Nous attendons que son propriétaire nous apporte les preuves de son autorisation à détenir cette arme afin de la lui remettre" conclut le procureur de la République. Il ajoute que les événements de la journée du 18 juin qui ont conduit des membres de l'association Trop Violans à exiger une audience auprès du consulat du Brésil n'auraient donné lieu à aucun dépôt de plainte. 

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2 commentaires

Vos commentaires

TropCtrop 20.06.2021

Quand les amateurs s'en mêlent...infox, temps perdu, et provocations gratuites...Les réactions à chaud doivent cesser de perturber l'organisation interne de nos sociétés !

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Éveil de Guyane 19.06.2021
Conclusion

Donc voilà. Point

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