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Le camp de migrants devant la préfecture d'Ile-de-France évacué

Samedi 04 septembre 2021
Le camp de migrants devant la préfecture d'Ile-de-France évacué
Sans-abris installés au parc André-Citroën le 1er septembre 2021 - Thomas SAMSON (AFP/Archives)

Les quelque 1.200 sans-abris, essentiellement des migrants, qui campaient depuis mercredi devant la préfecture d'Ile-de-France à Paris pour réclamer des solutions d'hébergement ont été évacués samedi au lever du jour, a constaté un journaliste de l'AFP.

Vers 07h00, des agents de la mairie de Paris et de la préfecture ont investi le parc André-Citroën (XVe arrondissement) pour faire évacuer les tentes, sous escorte policière à distance.

Des bénévoles de plusieurs associations, dont France terre d'asile, étaient également présents.

Au total, selon le ministère de l'Intérieur, 1.210 personnes ont été évacuées et mises à l'abri, dont 540 en Ile-de-France et 670 en province.

Dans le calme, ces sans-abris, dans la très grande majorité en provenance d'Afghanistan et d'Afrique sub-saharienne, ont été conduits dans un premier temps vers des centres d'accueil et d'examen des situations administratives (CAES).

"L'examen des situations administratives permettra de définir la prise en charge la plus adaptée à la situation de chacun et les possibilités d'orientation vers le dispositif national d'accueil des demandeurs d'asile ou les dispositifs d'hébergement d'urgence et d'accès au logement" a précisé Beauvau dans son communiqué.

Yaseen Saleem, Afghan de 24 ans arrivé en France "il y a six mois", a déclaré à l'AFP attendre "un hébergement durable, pas comme la dernière fois où j'étais resté seulement une semaine (dans un appartement à Saint-Germain en Laye, NDLR). Je veux vivre ici, je n'ai pas de famille ici. La France est ma famille".

"A partir du mois prochain il va commencer à faire froid. Il deviendra trop dur de dormir sous tente" a-t-il ajouté.

Yann Manzi, fondateur de l'association Utopia56, a de son côté dit sa volonté de continuer "à visibiliser les invisibles".

"On ne veut plus de ce ping-pong qu'on vit depuis des décennies, mises à l'abri-mises à la rue. On veut simplement un logement pérenne pour toutes les personnes là (...) Il est temps de remettre à plat le dispositif d'accueil" a-t-il poursuivi.

Cette installation devant la préfecture constituait la 10e action du "Collectif Réquisitions", qui regroupe plusieurs associations (Utopia56, Solidarité migrants Wilson, Enfants d'Afghanistan et d'ailleurs, le DAL) multipliant les actions coup de poing pour rendre visibles ces exilés à la rue.

En juillet, cette organisation avait occupé la très chic place des Vosges, dans le IVe arrondissement de Paris, après un gymnase de la mairie en mai et une ancienne école maternelle en janvier.

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