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Dixième mobilisation des "réfractaires" à la vaccination et anti-pass

Samedi 18 septembre 2021
Dixième mobilisation des "réfractaires" à la vaccination et anti-pass
Des personnels de santé manifestent contre l'obligation vaccinale pour les soignants et contre le pass sanitaire, à Paris le 11 septembre 2021 - Thomas SAMSON (AFP/Archives)

Les "réfractaires" à la vaccination et au pass sanitaire se sont de nouveau mobilisés samedi à travers 199 rassemblements en France où les autorités constatent cependant une décrue, week-end après week-end.

A 18H00, le ministère de l'Intérieur avait recensé 80.000 manifestants, dont 6.100 à Paris, contre 121.000 manifestants samedi dernier et 140.000 la semaine précédente. Ils étaient 237.000 participants le 7 août.

"Je ne me suis pas fait vacciner, même pas en rêve, et j'ai démissionné" de la Fonction publique: à Paris, on reconnaissait à sa blouse blanche une aide-soignante parmi les manifestants à l'appel des "gilets jaunes". "Le vaccin, on n'est pas sûr de ce qu'il y a dedans, on n'est pas des cobayes", lançait anonymement cette femme de 37 ans, "en colère et triste".

Le ministre de la Santé Olivier Véran avait annoncé jeudi que "quelque 3.000 suspensions" avaient été signifiées à des personnels de santé non vaccinés contre le Covid-19, après l'entrée en vigueur mercredi de l'obligation vaccinale les concernant.

Dans tout le pays, le cap symbolique des 50 millions de personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19 a été atteint. Emmanuel Macron l'avait lui-même annoncé vendredi dans une vidéo sur les réseaux sociaux, en disant: "Le vaccin sauve des vies, le virus tue, c'est simple", le nombre total de décès en France depuis le début de l'épidémie s'élevant à 115.960.

"Avé Jupiter, les Gaulois réfractaires vont résister", lui ont répondu samedi certains manifestants, cette réplique étant inscrite sur leur "gilet jaune", dans un des trois cortèges parisiens.

"Bienvenue au Kontrolistan. Gloire à Macronescu notre guide", clamaient aussi des pancartes, Place du Trocadero à Paris, dans le rassemblement des Patriotes à l'appel de Florian Philippot (extrême droite).

Vers 16H30, un groupe d'une centaine de manifestants "gilets jaunes" a traversé brièvement le hall de la gare de l'Est, sans incidents, a constaté un journaliste de l'AFP. Une source policière a confirmé qu'il n'y avait eu "ni violence, ni dégradation".

Selon un bilan provisoire du ministère de l'Intérieur, 12 interpellations ont eu lieu dans toute la France, dont neuf à Paris.

- "Perdu toute confiance" -

A Toulouse, ils étaient 1.500 manifestants anti-pass sanitaire à battre le pavé, selon la préfecture. Après une violente rixe la semaine dernière entre des manifestants et des militants d'extrême droite, des centaines de personnes ont scandé "Toulouse, Toulouse, antifa" dans le défilé ou "A bas, l'Etat, les flics et les fachos".

Parmi les milliers de manifestants à Montpellier - 3.000 selon la préfecture - Josiane, 71 ans, retraitée commerciale, se revendiquait non vaccinée: "J’avais toujours eu confiance en la médecine et dans les vaccins, a-t-elle dit. Mais là j’ai l’impression qu'il y a quelque chose de malsain que l’on ne maîtrise pas. On a autant d'informations contre le vaccin que pour. On ne sait plus où on en est. J’ai perdu toute confiance".

Les manifestants étaient 2.100 à Lille, selon la préfecture, 100 de plus que le samedi précédent ou encore 1.200 à Metz, contre 1.500 la semaine dernière.

Parmi les 1.600 manifestants de Strasbourg, Fabrice, 47 ans, "pompier volontaire depuis 25 ans" dans le Bas-Rhin a assuré "avoir arrêté d'exercer le 9 août": "Je ne voulais pas faire de test ni de vaccin. J'ai sauvé des vies au cours de ma carrière et je me fais jeter comme un malpropre. Cette obligation vaccinale, je la vis comme une grande violence". Claudine, professeur de français de 54 ans en lycée dans l'Est, a de son côté assuré à l'AFP "avoir refusé de faire de la publicité pour le vaccin dans les classes" comme le lui "demandait le proviseur" selon elle.

Dans le même temps, l'épidémie de Covid-19 se calme en France, selon les autorités. Emmanuel Macron s'était dit prêt jeudi à "lever certaines contraintes" dans "les territoires où le virus circule moins vite" sans toutefois donner d'échéancier précis.

Selon un avis du Conseil scientifique cité par Le Monde, le dépistage du Covid-19 devrait être systématique et hebdomadaire à l'école primaire et conduire à n'isoler que les cas positifs au collège et lycée.

burx-rbo-aco-asm/lbx/or

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