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Delon et la famille du cinéma au dernier adieu à Belmondo

Vendredi 10 septembre 2021
Delon et la famille du cinéma au dernier adieu à Belmondo
Funérailles de Jean-Paul Belmondo à l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris le 10 septembre 2021 - Thomas COEX (AFP)

Une cérémonie intime pour le "Magnifique": les proches de Jean-Paul Belmondo, la grande famille du cinéma, Alain Delon en tête, se sont réunis vendredi pour dire un dernier adieu à Bébel, à l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris.

La cérémonie réservée aux proches n'a pas été retransmise à l'extérieur, ce qui n'a pas empêché le public, venu en nombre, d'applaudir le cercueil pendant quatre minutes à la fin de la cérémonie, qui a duré près de deux heures.

Elle a été marquée par une prise de parole émouvante de Victor Belmondo, un des petits-fils de la star, lui-même comédien, et une ovation debout à l'initiative du réalisateur Claude Lelouch, selon Dany Boon, interrogé par BFMTV. Une crémation dans l'intimité familiale devait avoir lieu dans l'après-midi.

Des "Bébel", "Bébel" ont été lancés parmi la foule, comptant des fans arrivés dès 08H00. Des admirateurs ont également applaudi debout de la terrasse des Deux-Magots, à côté de l'église, preuve de l'immense popularité de l'acteur, souvent comparé à un soleil.

- Delon applaudi -

Absent lors de l'hommage national aux Invalides la veille, Alain Delon, longtemps présenté comme le rival de Bébel, est apparu souriant, béquille à la main, en compagnie de son fils Anthony. Le dernier vieux lion du cinéma français, 85 ans, a été chaleureusement applaudi par une foule émue, criant son prénom.

"La présence d'Alain Delon, ça fait plaisir, ça empêche d'être totalement triste", affirme Rita, présente parmi les centaines de personnes massées derrière les barrières de sécurité et pour qui Bébel était "toute son enfance".

D'autres personnalités, dont le réalisateur Claude Lelouch, l'animateur Michel Drucker, les acteurs Pierre Richard en béquille, et Jean Dujardin, les actrices Béatrice Dalle, Véronique Jannot, l'humoriste Michel Leeb, Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, ou encore Luis Fernandez, l'ancien entraîneur du PSG et le boxeur Brahim Asloum, se sont rendus à la cérémonie qui a commencé à 11H00.

La famille de l'acteur, dont sa fille Stella, la petite dernière âgée de 18 ans et l'ex-femme de l'acteur, Natty Tardivel, était unie dans la douleur.

"Belmondo, on a toujours vu ses films en famille, il nous a accompagné", a confié à l'AFP Véronique Lamirel, 62 ans, conseillère bancaire à Paris qui a pris sa matinée pour être présente devant l'église.

"Il était magnifique, très gentil, très beau, on le voyait toujours quand on allait déjeuner à la brasserie Lipp, sa disparition me touche", confie à l'AFP Cynthia Levine, 66 ans, une Californienne qui visite régulièrement Paris avec son mari.

"Pour moi, ce n'était pas +Pierrot le fou+, c'était Jean-Paul le fou (...) c'était le charme à la française", témoigne Gérald Schmite, directeur de création dans la communication de 56 ans.

Figure de proue de la Nouvelle Vague ("A bout de souffle", "Pierrot le fou"), avant de devenir champion du box-office dans des comédies et des films d'action à succès (comme Le Professionnel" (1981) et "L'As des as" (1982)), l'acteur a enchanté des générations de Français au fil de quelque 80 films, cinéphiles pointus ou amateurs de cascades spectaculaires.

- "Flamboyance" -

La France lui a rendu un hommage solennel jeudi, avec une cérémonie dans la cour des Invalides, puis un long défilé du public venu le saluer une dernière fois.

Le "Magnifique" avait disparu du grand écran depuis près de 15 ans, après un AVC aux lourdes séquelles. Mais il était toujours aussi populaire.

"Le mot qui me vient en pensant à Jean-Paul, c'est la flamboyance. Il était flamboyant, et d’ailleurs il est immortel, jamais il ne disparaîtra, il restera une référence pour nous", a confié lors d'un entretien à l'AFP Vanessa Paradis, qui avait tourné à ses côtés dans "Une chance sur deux" (1998).

"Nous aimons Belmondo parce qu'il nous ressemblait", a salué de son côté le président Macron dans son éloge funèbre jeudi. "Flic, voyou, toujours magnifique".

Dans la cour des Invalides, près de 1.000 personnes du public ont pu assister à l'hommage, munies de leur pass sanitaire.

Pour ceux qui ne pouvaient pas entrer, des écrans géants avaient été installés sur l'esplanade. Le cercueil de l'acteur est ensuite sorti au son de "Chi Mai", musique d'Ennio Morricone dans "Le Professionnel", jouée par l'orchestre de la Garde républicaine.

La nuit tombée, une longue file d'attente de bien plus d'un millier de personnes a patienté pour rendre un dernier hommage à l'acteur, décédé lundi à l'âge de 88 ans.

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