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FAITS DIVERS

Trois jeunes mis en examen pour l'incendie de l'école Rochambeau, plus de 100 000 euros de dégâts

Gaëtan TRINGHAM Jeudi 4 Novembre 2021 - 14h00
Trois jeunes mis en examen pour l'incendie de l'école Rochambeau, plus de 100 000 euros de dégâts
Une des salles de classe calcinée - Crédit : services de l'Etat en Guyane

Âgés de 14, 16 et 18 ans, trois jeunes ont été mis en examen dans le cadre de l'enquête des départs de feu de l'école de Rochambeau, au quartier Concorde de Matoury. Alors que deux d'entre eux reconnaissent les faits, la commune fait état de plus de 100 000 de dégâts.

 Le 22 octobre dernier, l'école élémentaire de Rochambeau du quartier de Concorde, à Matoury, subissait un incendie. Le personnel dépêché sur place avait immédiatement pu identifier trois différents départs de feu, sur trois salles différentes du premier étage de l’établissement.

Considérant ces départs distincts, le Capitaine Sébastien Castaing, de la gendarmerie de Matoury, s'avançait déjà quant à la nature des flammes pour France-Guyane : "vu les faits, cela n’est pas une origine naturelle mais sûrement criminelle”, réagissait-il.

Serge Smock, maire de Matoury se disait : “profondément choqué qu’un être humain puisse s’attaquer à un lieu d’enseignement et de savoir. J’espère que les gendarmes vont pouvoir rapidement trouver les auteurs ».

Moins de deux semaine plus tard l'enquête avance.

Un communiqué signé par le Procureur de la République Samuel Finielz fait état de : "nombreuses “traces biologiques” relevées sur place".

Grâce aux résultats ADN, les enquêteurs ont ainsi pu identifier “trois individus susceptibles d’avoir participé à ces faits”.

Lorsque ces derniers sont placés en garde à vue le 03 novembre 2021, “deux d’entre eux reconnaissent les faits et précisent que l’incendie a été allumé au moyen notamment de gel hydroalcoolique et avoir fait cela « sous le coup de la bêtise ». Ils ne donnent aucune explication à leurs agissements.

Le communiqué précise ensuite : "Ils sont âgés de 14 ans, 16 ans et 18 ans. Ils ne présentent pas d’antécédents judiciaires".

Les trois jeunes ont été mis en examen et présentés au parquet dans le cadre d’une ouverture d’information du chef de "dégradation par un moyen dangereux pour les personnes".

Sous contrôle judiciaire, ils présentent une “obligation de suivre une scolarité ou une formation, l’interdiction d’entrer en relation entre eux, et l’obligation de respecter des horaires de sortie de leur domicile

Plus de 100 000 euros de dégâts
Entre-temps également, l’agence chargée d’analyser la solidité du bâtiment a rendu son rapport.

Selon Serge Smock : “son enquête établit que la structure n'était pas endommagée et qu’elle peut être réhabilitée

Le maire de la commune confirme que les travaux sont encore en cours pour tout remettre aux normes mais que "tout sera prêt" pour le 8 novembre, jour de la rentrée.

Cela est venu a un prix. Les travaux de réparation ont déjà coûté 72 000 euros à la commune tandis que les 31 000 euros de mobilier à racheter ont été pris en charge par la CTG. Serge Smock annonce tout de même que l’Etat s’est engagé à accompagner financièrement la commune pour le reste des dépenses.

La somme est conséquente mais l’on comprend le soulagement relatif de l’édile qui se préparait déjà à installer des mobil-home dans la cour de récréation si certaines classes ne pouvaient pas étre réhabilitées.

Ces 103 000 euros de dépenses apparaissent ainsi comme un moindre mal.

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3 commentaires

Vos commentaires

RAF973 05.11.2021

Et les parents dans tout ça ? Une part de responsabilité leur revient et ce sont leurs assurances qui devraient payer et non et encore le contribuable au travers de ses impôts. Marre !!!

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RAPHI 05.11.2021

la commune n assure pas ses bâtiments ?

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A. Brazyphe 06.11.2021

Ce n'est pas aux assurances de régler; c'est aux auteurs, ou leurs parents, de le faire.

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