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FAITS DIVERS

Drame à Saut-Maripa : la mairie souhaite détruire tous les carbets du site

G.T Mardi 26 Octobre 2021 - 11h24
Drame à Saut-Maripa : la mairie souhaite détruire tous les carbets du site

Contrairement aux autres groupes sur place, l'association Colombes Culture n'était pas censée dormir à Saut-Maripa hier soir. Ils se dirigeaient vers Camopi, mais leur transport en pirogue n'a pas pu être effectué pour des raisons qui restent à déterminer. La mairie de Saint-Georges souhaite également détruire tous les carbets du site dès que l'enquete sera terminée.

On en sait un peu plus sur les circonstances du drame qui s’est déroulé hier à Saut-Maripa et qui a coûté la vie à une une adolescente kouroucienne de 17 ans, scolarisée au lycée Gaston-Monnerville. Le groupe de 25 personnes touché par l’effondrement du carbet, peu avant 18h00, faisait partie de l'association Colombes Culture. Le groupe était en direction de Camopi pour un séjour de « vacances apprenantes » qui devait se dérouler jusqu’au 1er novembre.

Le groupe n'était, en revanche, pas censé dormir à Saut-Maripa hier nous a confirmé Samuel Finielz, Procureur de la République. "Le séjour s’est improvisé dans la journée parce qu'ils devaient partir sur Camopi puis leur transport en pirogue n’a pas pu être effectué pour des raisons qui ne sont pas encore déterminées", renseigne t-il.

Antoine Leduc, Directeur de cabinet de la mairie de Saint-Georges précise : "il y a eu une défaillance au niveau de leur prestataire. Ils ont donc cherché un abri à la dernière minute".

"Plus de cent personnes sur place et pas une seule déclaration de faite"
Le choix du carbet s'est révélé être limité pour ce groupe car "il y avait une grande concentration de kayakistes" à Saut-Maripa, poursuit Antoine Leduc. Des groupes qui n'avaient, de plus, pas demandé l'autorisation pour rester sur ce terrain municipal déplore ce dernier : "On nage en plein délire, vous avez plus de cent personnes sur place et il n'y a pas une seule déclaration qui a été faite. Vous avez 80 gamins et même pas un moyen de communication satellitaire".

Le directeur de cabinet continue : "Même s'ils avaient demandé, on n'aurait pas autorisé que des groupes aussi nombreux soient présents sur site. Il n’y a strictement rien en termes d’hygiène. Il n’y a pas d’eau courante, pas de toilettes, pas d’électricité".

La mairie de Saint-Georges a ainsi pour habitude de renseigner quel carbet utiliser lorsque la demande d'autorisation de nuitée est faite. L'abri en dessous duquel le groupe de l'association Colombes Culture s'était installé faisait l’objet d’une interdiction d'accès. "Mais le problème c'est que le panneau d’interdiction est régulièrement arraché. Il y a une grande fréquentation et nous n'avons pas les moyens de verifier au quotidien".

La mairie de Saint-Georges souhaite à présent détruire complètement le site. "Puisque les personnes ne peuvent pas respecter une demande d’autorisation. Lorsque l'enquête de gendarmerie sera terminée, on ecrasera totalement la structure comme ca on ne sera plus confronté à ce genre de problème. On les écrasera tous".

L'enquête pénale confiée à la gendarmerie de Saint-Georges et la brigade de recherche de Matoury tentera de déterminer les circonstances de l’accident.

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15 commentaires

Vos commentaires

gerard 29.10.2021
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cap40 28.10.2021
Symboles...

Symboles:
-de la médiocrité pour ne pas dire plus des élus guyanais
- de la nullité du tourisme en Guyane
- de ce maire sans aucune empathie ni condoléances pour la famille qui est à vomir
Reste à attendre les réactions (illusoires?) de ceux qui ne sont "ni pour ni contre" ce drame.

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bozo 27.10.2021
On ne sera plus confronté à ce genre de problème, on le ecrasera tous...

On se demande si le problème a écraser c'est bien les carbets ou si c'est pas le enfants qu'il faut écraser pour la mairie ?

Vu ce qui s'est passé, on peut envisager de croire que ce sont les enfants à "écraser tous" dont on parle, sachant qu'il y en a déjà qui ont été écrasés.

C'est Pitoyable une telle communication sans aucune compassion de la mairie

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Mahury 27.10.2021

Il me semble que la responsabilité du maire de Saint Georges est accablante dans cette affaire. Il aura du mal à dire : «c'est la faute à l'état» quand il passera devant les juges. Son manque de compassion envers la victime, son empressement à se défausser, sont pathétiques.Il a tout fait pour être élu, qu'il assume.

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bozo 27.10.2021
Le maire refuse d'assumer

Par respect pour la famille de l'enfant décédé, et pour les blessés, la moindre des choses aurait été que le maire assume dignement et déclare un truc du genre: "il y a eu un mort, toutes mes condoléances, il y a une enquête en cours, et si il est prouvé la moindre négligence de la mairie, j'en tirerai les conséquences en démissionnant".

Mais non, au lieu de ça il rejette les responsabilités sur les autres.

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hugher65 27.10.2021

Cette affaire est scandaleuse non seulement au niveau de la mairie mais également de l'association... Des branquignols de toute part...
Quand même un grand bravo à la mairie pour oser ce genre de défense minable...
Le panneau que tout le monde enlève, tu peux être sûr que sûr que c'est un bout de bois et une feuille A4 même pas plastifiée. Quand on veut qu'un panneau tienne, il tient... Encore faut-il mettre un peu plus de 5€ dans l'opération...

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bozo 27.10.2021
Responsabilité pénale de la mairie, et du maire

Dans l'article, la mairie tente de faire la politique de l'autruche, de faire croire que la carbet faisait l'objet d'une interdiction d'accès, mais que la plaque avait été arrachée...
Interdiction d'accès = péril imminent, il doit donc y avoir au moins un arrêté municipal à ce sujet, et dans un tel cas ce n'est pas un simple panneau que l'on met, des barrières doivent être posées pour empêcher l'accès au site.
Il y a eu mort d'un enfant de 17 ans dans cette histoire, et le maire de la ville risque d'avoir des difficultés à échapper à sa responsabilité pénale, même si il tente de le faire dès le lendemain du drame...
Le maire risque bien de finir à Rémire.

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Harold 27.10.2021

Un peu de décence et de respect, « on n’aura plus ce genre de problème », une jeune fille est décédée !! Condoléances à la famille.

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Bravo 27.10.2021
Jamais vu de panneau

Mais c'est la faute des kayakistes qui n'ont pas de téléphone si le carbet de la mairie tombe sur les visiteurs.
J'ai bien compris?

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a pa kouyon! 27.10.2021
Mairie de St Georges un sous-marin en eaux troubles

Il est regrettable de voir le niveau d'irresponsabilité de ces clowns en charge de la gestion de cette belle commune de l'Oyapock. Ce triste drame ne fait que mettre en évidence l'incohérence et l'incompétence de ces élus fantoches qui sont incapables de prendre des initiatives constructives pour essayer de développer cette commune sinistrée depuis des années. Personnes n'a jamais entendu dire qu'il fallait demander une autorisation à la mairie pour "squater" ces carbets qui sont à l'abandon depuis plusieurs années!!!Ce site merveilleux, "communal", n'est ni entretenu ni valorisé. Comment oser parler de demande d'une autorisation alors que le le pseudo Dir Cab le dit lui-même: "Il n’y a strictement rien en termes d’hygiène. Il n’y a pas d’eau courante, pas de toilettes, pas d’électricité" Alors pourquoi ne pas avoir détruit ces carbets plus tôt? C'est trop facile monsieur le maire. Encore une fois vous êtes confronté à votre laxisme et votre manque de vision de l'avenir. A konsa nou ka viv annan nou ti koté...??? selon van vanté...? Je tiens à adresser mes sincères condoléances à la famille de la jeune fille décédée, en espérant que la JUSTICE saura faire la part des choses et déterminer les vrais responsables de ce drame.

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