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EDUCATION

Une centaine d’enseignants encore sans affectations

S.R. Vendredi 3 Septembre 2021 - 13h20
Une centaine d’enseignants encore sans affectations
Le SE UNSA était mobilisé ce matin devant le Rectorat. - S.R.

 Le SE UNSA a rappelé ce vendredi, sur le parvis du Rectorat, que plus d'une centaine d'enseignants contractuels étaient actuellement sans affectations. 

 « Il faut savoir que, dans l’académie, on a un tiers de collègues enseignants contractuels. Notre académie leur doit beaucoup et aujourd’hui on vient exiger le respect de ces personnels » expliquait ce matin à France-Guyane Emmanuel Octavie, délégué syndical et représentant des jeunes enseignants.

Sur le parvis du Rectorat, pas de blocage, ni de velléités de confrontations, mais des contractuels de l’Education Nationale, jeunes enseignants ou stagiaires sans affectation alors que la rentrée des professeurs en zone verte avait lieu cette semaine. Après des vacances dans un flou artistique des plus conséquents, provoqué par le Rectorat, plusieurs d’entre eux n’ont toujours pas de contrat.

Les dysfonctionnements dans l’affectation des élèves de troisième au sein des lycées du territoire avaient été pointés du doigt au mois de juillet par des parents d’élèves. Désormais, des couacs dans la répartition des jeunes enseignants et contractuels sont soulignés par le syndicat SE-UNSA.

« Certains veulent avoir un autre choix et un retour sur leur recours pour savoir s’ils prennent leur poste ou décident des dispositions pour s’organiser, nous explique Pascal Briquet, secrétaire régional UNSA Education, avant de préciser : malheureusement ce sont surtout les zones vertes qui sont concernées par ces problèmes de non-affectation. »
Décisions tardives

Au pied du mur, les enseignants qui se seraient vu réclamer une plus grande capacité d’anticipation de la part du Rectorat exprimaient leur gronde ce vendredi matin. Comme révélé dans notre édition hebdomadaire du 3 septembre, plusieurs établissements secondaires dans le Haut-Maroni font face à des manques de personnel, d’une part à cause des problèmes d’affectation, mais aussi en raison du basculement des vols entre Cayenne et Maripasoula sur les LET410. Par voie de conséquence, plusieurs enseignants étaient bloqués sur le littoral cette semaine.

« J’ai enseigné cinq ans sur place. A la veille de la rentrée, j’ai appris que je n’avais pas d’affectation. Mon inspectrice m’a expliqué que je devais attendre mon affectation. La dame qui gère les contractuels m’a annoncé qu’aucun poste n’était vacant et m’a demandé de me rapprocher d’un gestionnaire pour clôturer mon dossier. » nous explique Fils Mbaya Wa Mbaya, enseignant à l'école élémentaire Moutende d'Apatou. Plus ancien contractuel de l’établissement, il ne sait toujours pas s’il doit constituer un dossier à Pôle Emploi ou reprendre son poste.

« Des collègues n’ont pas été sérieux depuis le début de l’année et ont quand même eu leur affectation » nous témoigne une enseignante de l’école maternelle Capitaine Charles Cazal à Papaïchton. Après avoir enseigné plusieurs années en classe maternelle dans l’établissement, cette dernière souhaitait obtenir une affectation en dehors de la capitale du pays Boni. Problème : aucune réponse du Rectorat. La jeune enseignante ne s'est vue proposer aucun poste pour l'année à venir.

« Plus généralement, ça risque de compromettre la stabilité et la bonne ambiance dans les équipes en place » déplore un jeune enseignant contractuel au collège Léo Othily à Mana. En théorie, les enseignants contractuels sont sujet à la mobilité à chaque rentrée scolaire. Toutefois, des cycles de 3 années dans le même établissement sont proposés par l’Académie de Guyane. Finalement, pourquoi certains se trouvent donc lésés par les décisions du Rectorat ?
"Mesures particulières" pour les sites isolés

Dans une lettre en date du 21 mai 2019 adressée à l’ensemble des chefs d’établissement d’enseignement du second degré, on peut lire : « les personnels non titulaires en CDI pourront formuler au maximum 8 vœux selon leurs préférences d’affectation, pour la rentrée scolaire 2019. » Plus loin, on apprend que les personnels en contrat indéterminée sont priorisés dans les affectations par rapport à ceux en CDD.

Concernant les affectations sur les sites isolés et certaines communes éloignées, elles « font l’objet de mesures particulières pour pallier les vacances de postes récurrentes à la rentrée » précisait le directeur des ressources humaines d’alors Bruno Pierre-Louis avant de conclure : « dans tous les cas, les personnels non titulaires CDI seront affectés en fonction des supports vacants et des suppléances connues lors de la phase d’acceptation dans le cadre des nécessités du service public d’enseignement. »



Sur quels fondements se basent les décisions prises par le Rectorat pour la centaine d’agents qui seraient actuellement sans solutions ? Jeanne Coupra, adjointe au chef de division en charge de la gestion des contractuels de l’Académie a assuré aux enseignants que nous avons interrogés qu’aucun poste n’était vacant actuellement. Baisse d'effectifs ou effet d'annonce ? La rentrée passe, et les interrogations demeurent...

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3 commentaires

Vos commentaires

g6d 06.09.2021

Les titulaires, qui ont réussi le concours, ne galèrent pas. Pourquoi si peu de titulaire ? attractivité et manque de compétences locales ?

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cap40 03.09.2021
Bordel...

Bordel il faut le dire!!! c'est un foutu bordel au rectorat et sa gestion...les causes?? devinez les.

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Zorglub1962 03.09.2021

Pareil pour les AESH. Le Rectorat fait la sourde oreille. Aucune communication, les CV restent lettre morte.
Mais ce mépris n'est pas étonnant quand Monsieur le Recteur se permet de parler de "Mon personnel" (journal télévisé de Guyane la 1ère) alors que nous sommes personnel de l'éducation nationale.

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