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Blanquer au défi d'une nouvelle rentrée sous le sceau de la crise sanitaire

Jeudi 26 août 2021
Blanquer au défi d'une nouvelle rentrée sous le sceau de la crise sanitaire
Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer lors d'une conférence de presse sur la prochaine rentrée scolaire, le 26 août 2021 à Paris - Christophe ARCHAMBAULT (AFP)

Fermer le moins possible de classes et préserver la scolarité des élèves: le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a présenté jeudi la rentrée de l'année 2021-2022, une nouvelle fois chamboulée par le Covid-19, en l'espérant "la plus normale possible".

"Nous pouvons être tout à fait sereins sur cette rentrée scolaire, elle aura lieu, bien sûr, nous rencontrerons des difficultés, bien sûr, il y aura des problèmes, nous nous mettons en situation de gérer", a déclaré M. Blanquer en conférence de presse.

Pour ce rendez-vous très attendu, le ministre s'est efforcé de répondre à toutes les interrogations qui planent encore sur les conditions du retour, le 2 septembre, dans leurs classes de 12,4 millions d'élèves et de 866.500 enseignants, à l'heure où la circulation du variant Delta inquiète les autorités.

Cette rentrée doit s'opérer sous le régime du scénario 2 (sur quatre) du protocole sanitaire mis en place par le ministère, qui autorise tous les élèves à être accueillis en présentiel.

Selon ces règles, un cas de Covid-19 dans une classe du secteur primaire entraîne une fermeture, comme en juin. Au collège et au lycée, en cas de contamination dans une classe, seuls les élèves cas contacts non vaccinés devront s'isoler une semaine.

Le ministre a affiché sa volonté de faire perdre "le moins d'heures de cours possible" aux collégiens et lycéens. "Nous faisons le choix des écoles ouvertes (...) On ne va pas fermer une classe dans l'enseignement secondaire, on va simplement protéger les élèves qui ont besoin d'être protégés".

- Evolutions -

M. Blanquer a toutefois prévenu qu'il y aurait "forcément des nouvelles mesures dans les temps à venir en fonction de la situation".

Ces évolutions peuvent être locales. Aux Antilles et dans les zones rouges de Guyane, par exemple, la rentrée a été reportée du 2 au 13 septembre en raison de la situation sanitaire "grave" qui y sévit.

Jean-Michel Blanquer a par ailleurs rappelé son souhait de "généraliser les capteurs de CO2".

Présidente de Régions de France, Carole Delga a rappelé de son côté la mise en place de "capteurs de CO2 mobiles" dans les lycées "tout particulièrement dans les lieux de restauration scolaire qui sont les lieux que nous devons surveiller prioritairement".

Depuis l'annonce du scénario de rentrée dimanche, les voix critiques des enseignants se font entendre. Pour le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, "le niveau 2 du protocole est inquiétant car il est allégé par rapport à celui du mois de juin, où le taux d'incidence était moins élevé".

Outre le volet sanitaire de la rentrée, Jean-Michel Blanquer a évoqué la question des salaires des professeurs.

"Ce quinquennat aura été celui de plus forte augmentation budgétaire de l'Education nationale" et "cela se traduit en pouvoir d'achat" des personnels, a-t-il souligné.

Une nouvelle hausse de 245 millions d'euros est prévue en 2022. Selon les syndicats reçus mercredi soir par le ministre, "des primes allant de 57 euros nets par mois pour les plus jeunes à 29 euros pour les milieux de carrière" ont été validées pour l'année prochaine, à partir de cette enveloppe.

- Des réformes et un bilan -

Le ministre a réitéré son objectif qu'aucun professeur en France ne gagne "moins de 2.000 euros net par mois".

Cette rentrée marque la dernière ligne droite de Jean-Michel Blanquer à la tête de l'Education nationale en cette fin de quinquennat, après quatre années et trois mois passés rue de Grenelle, l'un des plus longs parcours de l'histoire à ce poste.

Dans son propos, il est revenu sur certains de ses projets emblématiques (accent mis sur la lecture, l'écriture et le calcul, création du pass culture) et a également annoncé pour la rentrée une campagne de communication sur la laïcité.

Ses réformes menées tambour battant ces trois dernières années, lui ont aliéné une partie du corps enseignant.

"Le bilan du ministre Blanquer selon lui sera une école en profonde transformation et sur la bonne voie. Selon les personnels, le bilan sera une école profondément bousculée et des métiers en perte de sens où il faut faire vite avec des instructions descendantes qui s'empilent et se heurtent à un réel différent des discours", a ainsi regretté Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa.

"Je suis un républicain social très défenseur des libertés", a répondu jeudi M. Blanquer. "J'ai un caractère déterminé qu'il fallait avoir pour traverser un nombre de choses".

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3 commentaires

Vos commentaires

melimélo973 26.08.2021
Hypocrisie généralisée

C'est fou comme les gens peuvent être hypocrite face à la fermeture des écoles à chaque fois. L'école c'est important, nos enfants ont suffisamment râtés les cours, le niveau scolaire en Guyane est faible blablabla ça pleurniche ça pleurniche mais en vrai on ne vous entend que lorsque l'école ne remplit pas la fonction de garderie que vous lui avez attribuée! Par contre quand il faut se mobiliser avec les enseignants pour avoir une école de QUALITÉ, lorsque les enseignants se mobilisent pour des classes non surchargées , plus de moyens humains et matériels, une meilleure prise en charge des élèves en situation de handicap (catastrophique), les élèves qui ne parlent pas un mot de français et débarquent en cm1 sans prise en charge spécifique (ce n'est qu'un exemple), pour une meilleure formation pour des locaux non vétustes, et bien il n'y a PERSONNE!!!! Rolala toujours en grève ceux-là! Quand il faut se battre pour que l'école offre des conditions de réussite pour TOUS( sa fonction première et oui je vous choque ce n'est pas crèche ou garderie) il n'y a plus PERSONNE! Alors cessez l'hypocrisie il est juste question pour la population que leurs enfants soient dans ces bâtiments de 8h à 16h00 pour les faire garder! Le niveau bas y était bien avant la crise! Et c'est pareil pour l'État qui vante l'importance absolue de l'école pour la garder ouverte par contre quand il faut mettre les moyens il n'y a plus personne A bon entendeur.

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jayjay5 26.08.2021
oui a l'enseignement

je soutien les profs! moi a l'ecole j'étais pas bon (dyslexie) mais je m'en suis sorti comme meme (artisan) et j'ai poussez mon fils a faire des etude, resultat il est parti en France et il travail labas maintenant. Parmi ses prof en Guyane, y avait des gens pas bien (absent, faignant ect) mais surtout beaucoup de prof que mon fils apprecier. L'ecole s'est la base de tout, on a beaucoup de jeune en Guyane y vienne de millieu pauvre, faut leur donnez la chance d'exprimé leur potensiel pour avoir un AVENIR! L'etat fait rien pour ses jeunes, c'est un scandal... J'allait au "reunion parent/prof", les salle de classe sales avec grafity sur les tables ect, pas de clim, comment les ti moun peuve travaillez avec la chaleur et les car qui passe que deux fois dans la journé?? On dirait que l'etat veut empechez les enfants Guyanais de reussir...

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g6d 26.08.2021

En Guyane cela ne semble pas gêner beaucoup de personnes que les élèves ait une 3ème année consécutive amputée dès la rentrée. Au vu du niveau des élèves, une catastrophe est previsible, mais cela importe peu à ceux qui mélangent politique politicienne et comportement sanitaire, même pour un ancien enseignant élu président de la CTG il y a peu.

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