HUB ÉCO France-Guyane
CONTENU SPONSORISÉ
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
HUB ECO FRANCE-ANTILLES-GUYANE

Le Centre de Pathologie Alizés, une liberté au service des patients

Sophie Baconin (Hub Eco) Vendredi 4 Mars 2022 - 16h18
Le Centre de Pathologie Alizés, une liberté au service des patients
Le cabinet Pathologie Alizés a été créé pour améliorer l'offre de soins en Guadeloupe.

La passion pour la médecine et le service aux patients ont poussé le docteur Maryline Dorel à s'associer avec le docteur Youri Socrier, , afin de reprendre un laboratoire d’anatomie pathologique en secteur libéral. Sept ans après le début de cette aventure entrepreneuriale, le médecin pathologiste continue de concrétiser de nombreux projets pour améliorer l'offre de soins en Guadeloupe et au-delà.?

La France compte 1 500 médecins pathologistes, dont seulement la moitié exerce en libéral. Les choix professionnels réalisés par Maryline Dorel, passionnée par la médecine depuis ses années de lycée, font ainsi presque figure d'exception. «?C'est une spécialité rare et méconnue du grand public, explique l'intéressée. Elle n'est pas non plus mise en valeur lors de nos études de médecine contrairement à d'autres spécialités; c’est pourtant une spécialité dont le rôle est fondamental, au cœur du dépistage et du diagnostic du cancer; nous analysons les tissus humains, afin de donner d'une part le diagnostic de la maladie, mais également des éléments pronostiques et à visée thérapeutique.? Par exemple, un cancérologue ne pourra pas prendre une décision thérapeutique tant qu'il n'aura pas nos résultats. » Le pathologiste joue ainsi un rôle essentiel dans le bon fonctionnement du système de soins. « nous sommes en contact direct avec nos confrères qui nous sollicitent afin d’analyser les prélèvements, et plus rarement en contact direct avec les patients. ? Contrairement aux laboratoires d'analyses de biologie médicale, disséminés un peu partout sur le territoire, il n'existe que deux centres de pathologie en Guadeloupe: le service d’anatomie et cytologie pathologiques du CHU, dirigé par le Dr Diedhiou, et le Centre de Pathologie Alizés, co-dirigé par les docteurs Maryline Dorel et Youri Socrier.
Les deux médecins pathologistes ont réalisé d'onéreux investissements pour être à la pointe de la technologie. -


Le choix de l'indépendance
En tant que médecin pathologiste, Maryline Dorel s'est rapidement sentie à l'étroit dans le milieu hospitalier. «?Au CHU de Pointe-à-Pitre, j’ai rencontré une équipe formidable, mais je n'aimais pas l'absence de liberté pour gérer le quotidien, avoue-t-elle. Aujourd'hui, si j'ai envie d'acheter un anticorps ou un réactif très cher, je l'achète. Je peux investir comme je veux alors qu'à l'hôpital, le protocole est long et compliqué pour obtenir des équipements. Au Centre de Pathologie Alizés, j’aime la liberté que j'ai pour pratiquer la médecine. Ceci est en accord avec ma façon de voir les choses.?» Un accord trouvé également avec le docteur Youri Socrier, avec lequel elle s'est associée pour racheter le cabinet Trival, en 2015. «?Ce que nous voulons, c'est rendre un service de qualité aux patients dans le secteur libéral, argumente Maryline Dorel. Les investissements sont très lourds financièrement, mais il ne faut pas penser que cela est réservé au seul secteur hospitalier. En réalité, nous sommes en mesure d'avoir un équipement de pointe, des équipes technique et administrative de qualité, qui bénéficient régulièrement de stages et de formations.?»
La conscience médicale des deux co-gérants dicte ainsi les investissements réalisés par le cabinet, dont le but est avant tout le service à la population. -

Le modèle proposé a rapidement trouvé ses marques puisque le centre possède désormais deux antennes, à Baie-Mahault et Basse-Terre, et a doublé la surface de son local principal pour pouvoir répondre à la demande de plus en plus importante et permettre à la trentaine de salariés de travailler dans des conditions optimales. La renommée du Centre de Pathologie Alizés dépasse même les frontières guadeloupéennes. «?Nous recevons des prélèvements de Saint-Martin, de Saint-Barthélemy, confirme le médecin pathologiste. Depuis peu, nous en recevons aussi de la Guyane. »

Les défis d'un territoire insulaire
Comme de nombreuses industries de pointe, le Centre de Pathologie Alizés est dans l'obligation d'anticiper au maximum la maintenance de ses équipements. « nos automates sont très complexes; certaines pannes peuvent être gérées localement, grâce à des personnes formées spécialement et présentes sur la Guadeloupe ou la Martinique, mais parfois, nous avons des pannes qui nécessitent l'intervention d'ingénieurs venant de l'Hexagone. Cela peut donc être très onéreux, notamment en cas de pannes bloquantes: notre activité est à l’arrêt, nous devons faire intervenir en urgence un ingénieur qui vient de métropole; en plus du coût de sa prestation, nous devons prendre en compte le surcoût lié au transport et à l’hébergement.?» Sur le territoire guadeloupéen, la solidarité joue également à plein. «?Nous collaborons beaucoup avec le CHU, confirme Maryline Dorel. Lorsqu'il a brûlé, nous avons assuré le back up. Pendant plus de deux mois, tout est passé par notre laboratoire. L’inverse est vrai également, par exemple en cas de panne bloquante, nous pouvons toujours faire appel au CHU pour recevoir de l’aide, la priorité c’est le patient ».

Une double casquette : médecin et entrepreneur
Épanouie dans ses rôles de médecin et co-gérante, Maryline Dorel n'en regrette pas moins qu'aucun module dans ses études ne l'ait préparée à exercer en libéral. «?Pour un médecin de ville, c'est assez simple quand il n'y a pas d'aspects techniques, explique-t-elle. Ses charges concernent son local, une ou deux secrétaires et très peu de matériel. Mais quand on a besoin de matériel, ce qui est le cas aussi en biologie et en radiologie, il faut en plus des équipements, recruter un personnel spécialement formé et compétent, il faut assurer la maintenance, et cela devient alors compliqué parce qu'il y a une véritable gestion d'entreprise. En fait, nous avons deux métiers?: médecin et entrepreneur.?» Le conseil et l'accompagnement proposé par les organismes bancaires ont ainsi toute leur importance. Le Centre de Pathologie Alizés s'est ainsi tourné une première fois vers Bpifrance en 2018 pour améliorer le plateau technique et renouveler son parc informatique avant de faire une demande de Prêt Garanti État (PGE) pendant la crise sanitaire. «?Leur soutien est très important confirme Maryline Dorel. Ils nous ont permis de faire de lourds investissements, avec comme but ultime, l’amélioration de la qualité du service rendu au patient: nous sommes avant tout des médecins?» La conscience médicale des deux co-gérants dicte ainsi les investissements réalisés par le cabinet, dont le but est avant tout le service à la population. «?offrir la possibilité de venir réaliser sur place un frottis cervico-utérin, est pour nous un service essentiel; il permet un accès plus facile au dépistage. Il faut parfois plusieurs mois d’attente pour obtenir un RDV avec un médecin spécialiste, note le médecin pathologiste. Ici, les patientes peuvent obtenir un rendez-vous en moins de deux jours. C'est beaucoup plus simple.?» Des services qui font du Centre Pathologie Alizés un acteur essentiel du système de soins guadeloupéen.

Rejoignez le réseau d’entrepreneurs Tribu de Bpifrance qui pulse la croissance. Tous les entrepreneurs, experts et partenaires de Bpifrance regroupés en un seul lieu, ayant tous pour objectif de développer leur business par la mise en relation. Pour plus d’informations : https://tribu.bpifrance.fr
Bio express :
Médecin pathologiste, Maryline Dorel emploie aujourd'hui une trentaine de salariés répartis entre les sites de Baie-Mahault et Basse-Terre. -

Maryline Dorel a fait ses études de médecine et son internat à Marseille, à l’hôpital de la Timone, où elle devient assistante hospitalo-universitaire. Sa vie privée la conduit ensuite à s’installer en Guadeloupe, où elle exercera quelques années en tant que praticien hospitalier au CHU de Pointe-à-Pitre. Après plusieurs années de remplacements en libéral, l'élément décisif est sa rencontre avec le docteur Youri Socrier en 2015, qui l'amène à racheter avec lui le cabinet du docteur Trival, qui compte 7 salariés. C'est alors le début de l'aventure entrepreneuriale pour ce médecin pathologiste qui emploie aujourd'hui une trentaine de salariés répartis entre les sites de Baie-Mahault et Basse-Terre.
 



Pour en savoir plus :

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire
Sur le même thème
2 commentaires
1 commentaire
A la une
6 commentaires